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Santé - Pandémie

Le H1N1 est devenu le virus de grippe dominant dans le monde

Comme au cours de précédentes pandémies, le nouveau virus H1N1 a supplanté les virus de la grippe saisonnière jusque-là en circulation, devenant la souche dominante dans la majorité du monde.
Avec plus de 209 438 cas dans 177 pays, dont 2 200 décès, le H1N1 est devenu le virus de la grippe le plus dominant dans le monde, supplantant la grippe saisonnière, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les différents lieux où l'épidémie s'est propagée ont « montré que le virus pandémique H1N1 s'est rapidement installé et est désormais devenu la souche de grippe dominante dans la grande majorité du monde », ajoute l'organisation onusienne qui, jusqu'à présent, estimait qu'une domination du H1N1 dans les mois à venir est « probable ».
« Il s'agissait de l'une des grandes questions » des experts, explique à l'AFP le biologiste Nigel Dimmock, de l'Université de Warwick, s'étonnant d'une conclusion aussi rapide de l'OMS. « Elle doit être fondée sur (les données recueillies) dans l'hémisphère Sud où c'est l'hiver, car les souches saisonnières ne sont présentes » que dans cette saison, ajoute-t-il.
En tout état de cause, si le virus pandémique a remplacé la grippe saisonnière comme ce fut le cas en 1957 et 1968, cela signifie qu'il n'y aura pas besoin de deux vaccins et que les laboratoires pourront se concentrer sur celui de la grippe H1N1, relève encore le professeur Dimmock. Une situation qui pourrait s'avérer utile, étant donné le faible rendement de la souche actuellement cultivée pour produire le vaccin pandémique.
Car s'il est clair qu'« une énorme majorité des malades continue d'être atteinte par une forme bénigne de la maladie », la deuxième vague du virus s'annonce majeure dans l'hémisphère Nord qui compte cinq-sixième de la population mondiale, estime l'OMS.
« Un très grand nombre de personnes dans tous les pays sont susceptibles de contracter » cette grippe, ce qui pourrait avoir des conséquences plus importantes que celles observées au cours de la vague du printemps.
Un des problèmes que l'organisation onusienne anticipe ainsi demeure la surcharge des services de santé, notamment en raison des cas graves. Parmi ces derniers, une proportion importante concerne des jeunes mais aussi des personnes en bonne santé, ce qui diffère grandement de la grippe saisonnière. L'OMS relève dans ce cadre que dans certaines villes de l'hémisphère Sud, 15 % des personnes hospitalisées avaient eu besoin de soins intensifs.
Sauver la vie des personnes gravement atteintes « dépendra de la très grande qualité des services de soins intensifs », qui seront confrontés à des séjours longs et très coûteux, explique l'organisation, qui rappelle que les personnes à risque restent celles dont l'immunité est affaiblie. Les femmes enceintes figurent en haut de la liste, de même que les personnes présentant des risques cardio-vasculaires, celles atteintes d'asthme, de diabète ou qui sont obèses.
En conséquence, l'organisation a une nouvelle fois appelé les pays du Nord, encore globalement épargnés, à se tenir prêts à une augmentation soudaine du nombre de cas.
Actuellement, la pandémie semble avoir passé un pic d'activité dans la majorité des pays tempérés de l'hémisphère Sud (Chili, Argentine, Nouvelle-Zélande et Australie).

Avec plus de 209 438 cas dans 177 pays, dont 2 200 décès, le H1N1 est devenu le virus de la grippe le plus dominant dans le monde, supplantant la grippe saisonnière, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Les différents lieux où l'épidémie s'est propagée ont « montré que le virus pandémique H1N1 s'est rapidement installé et est désormais devenu la souche de grippe dominante dans la grande majorité du monde », ajoute l'organisation onusienne qui, jusqu'à présent, estimait qu'une domination du H1N1 dans les mois à venir est « probable ».« Il s'agissait de l'une des grandes questions » des experts, explique à l'AFP le biologiste...
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