« L'indice PMI de Chicago montre à son tour que la situation économique des USA commence à s'améliorer », dit Shaun Osborne (TD Securities).
La production et les commandes nouvelles se sont accrues, ce que beaucoup d'économistes expliquent par la mise en place d'une prime à la casse. La region de Chicago est relativement dépendante du secteur automobile.
« Il y a eu une forte hausse des commandes nouvelles, ce qui est primordial », note Pierre Ellis (Decision Economics).
Toutefois, l'emploi reste atone, ce qui atteste la primauté de l'idée voulant que l'emploi ne se reprenne pas tant que le PIB n'aura pas renoué avec la croissance.
Un indice similaire mais pour la région de Milwaukee, très industrialisée, a donné un résultat similaire, ressortant à 56 en août contre 45 en juillet.
L'activité des entreprises s'est par ailleurs accrue dans la région de New York pour la première fois en trois mois, grâce à une hausse des achats et à un ralentissement du rythme des licenciements. L'indice des directeurs d'achats (NAPM) de New York a été de 55,3 en août contre 48,3 en juillet.
Les économistes sondés par la National Association for Business Economics (NABE) estiment que - puisque les USA semblent émerger de la récession - ils n'ont pas besoin d'un deuxième programme de relance, comme certains parlementaires le suggèrent, mais il faudra au contraire que Washington resserre les cordons de la Bourse dans les deux ans à venir.
Les économistes sont par ailleurs partagés sur la question de savoir si la politique suivie par la Réserve fédérale pour soutenir l'économie aura à terme des répercussions inflationnistes.
Interrogé par CNBC, le président de la Fed de New York William Dudley a dit qu'il était prématuré d'évoquer une réduction du programme d'achat de Treasuries par la Fed tant que la reprise économique ne se sera pas étoffée.

