« Personne ne veut que le gouvernement soit formé dans l'irrespect des procédures prévues à cet effet, et toute proposition contraire vise à diluer les efforts qui devraient être fournis pour la mise en place d'un nouveau gouvernement et à occuper la scène médiatique tout en exacerbant les tensions et les appartenances communautaires et confessionnelles », a ajouté Naïm Kassem, avant de souligner que les responsables de ces fausses polémiques seront vite démasqués. « Nous avons entendu beaucoup de slogans qui se sont volatilisés du jour au lendemain, et aujourd'hui, ces slogans reviennent afin d'exacerber les tensions médiatiques et politiques. Cela est néfaste pour le pays, mais ne concrétise aucun des objectifs que nous nous sommes fixés », a-t-il ajouté. « Nous considérons aujourd'hui que la seule cause qui nous importe est celle du gouvernement et de sa formation. Il n'est pas question de revenir en arrière ni de jeter les bases des stratégies à venir (...) La responsabilité est une, et nous sommes tous appelés à mettre un terme à la tension qui prévaut dans l'intérêt du pays », a poursuivi le numéro deux du Hezb, avant de souhaiter qu'il soit mis un terme aux campagnes médiatiques, surtout que la procédure à suivre pour mettre en place le nouveau gouvernement est connue.
« D'abord, il convient de se mettre d'accord sur la formule, ensuite sur la distribution des portefeuilles et enfin sur les noms des ministres. Puis il faut rédiger la déclaration ministérielle et obtenir la confiance du Parlement. Grâce à Dieu, l'étape la plus difficile a été achevée, même si certains s'attellent à mettre des différences en exergue (...) Le consensus demeure plus fort », a-t-il martelé, avant de souligner qu'il fallait maintenant œuvrer à finaliser « les deuxième et troisième étapes ». Il a souhaité que les responsables concernés trouvent leurs efforts couronnés de succès « dans le respect de la procédure constitutionnelle » et sans amendements.
Fadlallah
Sur un autre plan, le député Hassan Fadlallah a indiqué que « des contacts sont en cours avec le Premier ministre désigné », Saad Hariri, dans le but de venir à bout des obstacles qui empêchent jusque-là la formation du nouveau gouvernement. « Les contacts sont en cours et ils tendent à rétablir le dialogue qui permettra de poursuivre les concertations en vue de la mise sur pied du nouveau cabinet », a ainsi affirmé M. Fadlallah, mettant en outre l'accent sur la nécessité d'encourager « le dialogue » afin d'instaurer un climat calme, étape nécessaire avant la formation du gouvernement. M. Fadlallah a espéré que le dialogue puisse reprendre entre « le Premier ministre désigné et toutes les parties concernées parce que, sans dialogue, les obstacles finissent par s'accumuler (...) En dialoguant, des obstacles qui apparaissent importants finissent par perdre de leur ampleur et par ne plus bloquer la création du gouvernement ».


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