« La variable saisonnière a sans aucun doute joué un rôle dans l'amélioration des ventes de logements mais je pense néanmoins que le pire est derrière nous », estime Jeffrey Fisher, enseignant à l'Indiana University Kelley School of Business.
Des taux de crédit peu élevés et des prix abordables conjugués à une aide gouvernementale de 8 000 dollars aux primo-acquérants ont permis de stabiliser le marché. Jeffrey Fisher juge que les prix de l'immobilier devraient cesser de baisser ce qui devrait inciter les ménages à acheter.
Cette tendance pourrait toutefois se heurter à deux écueils.
D'une part, une bonne partie des logements achetés ont été vendus en urgence (31 % des reventes de juillet), soit parce qu'ils avaient été saisis, soit par exemple parce que leur propriétaire n'était plus en mesure de rembourser ses échéances. D'autre part, la prime de 8 000 dollars, versée sous la forme d'un crédit d'impôt, cessera d'être en vigueur à l'automne.
Offre fantôme
David Crowe, chef économiste de la Fédération nationale des constructeurs de logements (NAHB), confirme que le crédit d'impôt a incité de nombreux ménages à acheter un logement.
« Bien qu'il y ait une hausse de la demande et de la production, je crains que la tendance ne puisse se poursuivre lorsque le crédit d'impôt de 8 000 dollars ne sera plus en vigueur, et nous risquons d'observer un recul dès novembre », prévient-il.
Les chiffres publiés la semaine dernière suggèrent que le secteur de l'immobilier se relève peu à peu d'un plongeon entamé il y a trois ans.
La Fédération nationale des agents immobiliers a indiqué que les reventes de logements avaient grimpé à 5,24 millions d'unités en rythme annuel au mois de juillet, un rythme sans précédent depuis août 2007.
Si la hausse des ventes constitue un signe encourageant, le secteur n'est pas à l'abri d'un nouveau ralentissement, notamment en raison de ce que les économistes appellent « l'offre fantôme », les logements que les propriétaires ont volontairement évité de vendre en raison du contexte défavorable.
L'amélioration des perspectives pourrait les inciter à réviser leur position, et ce stock de logements viendrait alors s'ajouter aux saisies immobilières en cours.
En juillet, le nombre de logements disponibles a grimpé de 7,3 % par rapport à juin.
Les retards de paiement dans le crédit immobilier ont grimpé au deuxième trimestre à un niveau sans précédent, et un propriétaire sur huit n'est plus en mesure de rembourser ses emprunts ou fait l'objet d'une saisie, montrent les chiffres d'une fédération bancaire.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve