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Liban

Les Kataëb demeurent « un pilier » du 14 Mars, souligne Sayegh

« Le parti Kataëb est l'un des piliers du 14 Mars », a affirmé hier le vice-président du parti Kataëb, Sélim Sayegh, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision ANB.
« Il n'y a aucun point d'interrogation sur la position politique du parti. Les gens ont renouvelé leur confiance dans le 14 Mars et lui ont donné la majorité parlementaire en se fondant sur un programme clair qui était censé être appliqué grâce à des mesures précises au lendemain des élections, mais le retard dans la formation du gouvernement nous a poussés à nous réorganiser. Dans ce cadre, il était nécessaire que le secrétariat général du 14 Mars joue un rôle de premier plan », a poursuivi M. Sayegh. Or il est clair qu'il existe des brèches au sein du secrétariat, a-t-il également ajouté. « Les Kataëb ont voulu provoquer un choc positif afin de redynamiser le rôle du secrétariat général en organisant des ateliers de travail ouverts à la société civile comme cela avait été fait avant le 7 mai dernier, de manière à créer un espace de rencontres et de participation à la décision, mais aussi un lieu de coopération entre les différents ministres du 14 Mars », a expliqué le vice-président Kataëb. Pour lui, la ligne suivie par le parti est contraire à celle suivie par M. Joumblatt, car les Kataëb ne se sont pas retirés du 14 Mars, mais ont cherché à dynamiser son rôle. « La majorité reste telle qu'elle en dépit du dernier discours de Walid Joumblatt », a-t-il aussi fait valoir. Walid Joumblatt « traverse les circonstances que l'on connaît », mais il a su conserver « ses constantes ». Dès que « la situation s'est stabilisée sur ce plan, la tension est apparue dans le camp de Michel Aoun », avant d'indiquer que l'expression « député désigné » n'a aucune signification constitutionnelle car le terme exact est bien « Premier ministre désigné », contrairement à ce que soutient actuellement le député Michel Aoun.  Abordant le dossier gouvernemental, Sélim Sayegh a estimé que les responsables disposent de « clés leur permettant de produire un gouvernement au Liban, alors qu'on tente de nous faire croire que la création ou non d'un gouvernement dépend uniquement de l'équation syro-saoudienne et qu'il est en fait apparu que l'équation réelle comprend l'Iran. Quant à la Syrie, tout porte à croire qu'elle tente de vendre à l'Iran quelque chose qu'elle ne détient pas, tant sur le plan des négociations avec Israël que sur le plan de l'influence qu'elle exerce sur le Liban ». Pour M. Sayegh, si les complications proviennent de l'extérieur, il est certain qu'elles n'ont pas pour origine l'axe américano-européen qui insiste sur la nécessité de mettre en place un gouvernement le plus tôt possible. Le vice-président des Kataëb a profité de l'occasion pour demander un nouveau débat autour de la formule gouvernementale pour que le nouveau cabinet soit un gouvernement de majorité ou d'union nationale.

Le bureau politique
Il convient de signaler que le bureau politique du parti Kataëb a tenu hier sa réunion hebdomadaire au siège du parti à Saïfi. Les participants ont souligné « la situation de stagnation qui prévaut actuellement sur la scène politique, surtout que le Liban se dirige vers des échéances internes, régionales et internationales, tant sur le plan politique, sécuritaire qu'économique ». Le parti a exhorté « ceux qui posent des conditions, qui ont considérablement baissé le niveau politique », à assumer leurs responsabilités, « notamment lorsqu'il s'agit de faciliter la bonne marche du pays et des institutions », tout en prenant conscience des difficultés traversées par les citoyens. Le bureau politique s'est également attardé sur « les circonstances qui entourent les concertations qui se déroulent au sein du Conseil de sécurité en vue du renouvellement du mandat de la Finul ». Le bureau s'est ainsi félicité de l'appui international apporté au Liban face aux menaces répétées proférées contre lui et a mis en relief l'importance de la mise en application globale des clauses de la résolution 1701, et la protection du Liban contre les violations et la cupidité d'Israël.
« Le parti Kataëb est l'un des piliers du 14 Mars », a affirmé hier le vice-président du parti Kataëb, Sélim Sayegh, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision ANB. « Il n'y a aucun point d'interrogation sur la position politique du parti. Les gens ont renouvelé leur confiance dans le 14 Mars et lui ont donné la majorité parlementaire en se fondant sur un programme clair qui était censé être appliqué grâce à des mesures précises au lendemain des élections, mais le retard dans la formation du gouvernement nous a poussés à nous réorganiser. Dans ce cadre, il était nécessaire que le secrétariat général du...
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