Il était une fois un renard qui s'appelait Michel. C'était un maître renard, rusé et têtu, qui n'acceptait pas de compromis. Grâce à la complicité d'autres renards aussi malins que lui, il était parvenu au sommet de la hiérarchie, même si pour cela, il n'avait pas reçu la bénédiction apostolique.
Maître renard n'avait pas de fils, mais des filles, qui s'étaient mariées à des renardeaux beaux et intelligents qui embarquèrent dans la même galère que monsieur beau-papa. Parmi ces renardeaux gendres ? Il y en avait un qui s'appelait Gebran et qui avait un sens inné de la politique.
Élu ministre, grâce à son beau-père, il avait choisi les communications, car c'est par elle qu'on arrive à rassembler le plus grand nombre de voix, pour être un jour nommé capitaine. Première mesure : diminuer toutes les taxes pouvant toucher le contribuable afin de gagner le maximum d'électeurs, ébahis par sa générosité et son esprit de défense des droits des citoyens, même si le budget de l'État est mis à contribution.
Hélas, les destins sont parfois cruels, et les peuples souvent ingrats. Par un revirement de la fatalité, renardeau Gebran se retrouve dans le camp des vaincus, lors du dernier scrutin électoral, avec un score nettement à son désavantage.
Il s'en fut pleurer sa peine sur la poitrine de beau-papa, qui ne s'attendait pas à un tel désastre. Parmi les paroles de consolation qu'il transmit à son gendre, il en est une qui lui fit plaisir : « Ils ne t'ont pas voulu comme député, alors ils t'auront comme ministre. »
Et c'est ainsi, depuis plus de deux mois qu'un ministère doit être formé, que le nom du renardeau Gebran est sur toutes les lèvres, comme seule formule viable pour calmer toutes les rancœurs.
Morale de cette histoire. Si vous êtes encore célibataire et vous espérez vous lancer dans la politique, connaissez la fille d'un chef renard décidé à faire sauter la république pour arriver à ses fins. Cette leçon vaut bien un fromage sans doute, et la famille renard se réjouit déjà de pouvoir prochainement se régaler du fameux fromage.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef