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Liban

Gebran Bassil : Aoun a fait son choix pour l’un de ses ministres

« Les noms des ministres intéressent chaque parti politique. En ce qui concerne le Courant patriotique libre, et au cas où la formule proposée reste valable, à savoir 5 ministres, le général Michel Aoun a tranché, dans sa dernière déclaration, le nom de l'un des cinq ministres » (en l'occurrence M. Bassil). C'est ce qu'a affirmé hier le ministre des Télécommunications, Gebran Bassil, lors d'une conférence de presse. « Personne ne voudrait rajouter un obstacle supplémentaire à ceux qui existent déjà au sein du camp de la majorité, de même que personne ne voudrait assumer la responsabilité du retard de la naissance du gouvernement en y rajoutant des complications », a-t-il dit. À un journaliste qui lui disait qu'un quotidien avait titré « Aoun affirme : Ou bien Bassil, ou personne d'autre », le ministre a répondu : « Les crises internes dont témoigne la majorité sont patentes et à tel point importantes qu'elle cherche à les exporter vers nous. »
M. Bassil s'exprimait à l'issue d'une tournée effectuée hier au centre de surveillance et de contrôle des télécommunications, situé au siège du ministère, pour inspecter l'avancement des travaux réalisés au niveau du centre.
À l'issue de la tournée, le ministre a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé que d'ici à fin août, les travaux seront achevés dans le centre, notamment ceux qui ont trait à l'installation des compteurs, et ce conformément aux délais impartis. Rappelant l'historique de l'édification de ce centre, qui est chargé d'effectuer la surveillance requise sur les réseaux fixes et mobiles, et partiellement sur le réseau Internet, M. Bassil a indiqué que les travaux, qui ont débuté en mars dernier, auront été réalisés en l'espace de six mois.
Expliquant le modus operandi du centre de surveillance, le ministre a indiqué qu'au plan administratif, la demande doit être effectuée par l'organe concerné au ministère de l'Intérieur qui le soumet au Premier ministre lequel la transmet ensuite au centre pour exécution. Quant aux autorisations, elles sont du ressort d'une commission judiciaire qui est également chargée d'archiver les registres, a-t-il précisé.
Le ministre a en outre précisé que le centre comprend 45 stations d'écoutes qui fonctionnent sur base des requêtes sécuritaires et judiciaires. Il a une capacité d'interception, de suivi et d'enregistrement instantané de près de 360 appels effectués sur le réseau de téléphonie mobile et 180 appels sur le réseau fixe. Au total, ce sont quelque 72 000 appels effectués en une journée qui peuvent être retracés et archivés pendant plusieurs mois. Les messages SMS peuvent également faire l'objet d'une interception au niveau du centre, a indiqué M. Bassil, rappelant qu'« il reste encore beaucoup à faire au niveau ministériel et politique pour ce qui est notamment de la mise en place des mécanismes juridiques, de l'amendement des lois et de l'adoption de certains décrets y afférents ».
« Les noms des ministres intéressent chaque parti politique. En ce qui concerne le Courant patriotique libre, et au cas où la formule proposée reste valable, à savoir 5 ministres, le général Michel Aoun a tranché, dans sa dernière déclaration, le nom de l'un des cinq ministres » (en l'occurrence M. Bassil). C'est ce qu'a affirmé hier le ministre des Télécommunications, Gebran Bassil, lors d'une conférence de presse. « Personne ne voudrait rajouter un obstacle supplémentaire à ceux qui existent déjà au sein du camp de la majorité, de même que personne ne voudrait assumer la responsabilité du retard de la naissance du gouvernement en y rajoutant des...
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