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Nos lecteurs ont la parole

Et moi ?

Par Paul Ph. EDDÉ
Le 14 Mars dit « moi », le 8 Mars dit « moi ». La Syrie, l'Arabie saoudite, l'Iran, Israël, l'Occident disent « moi ». Tous nos élus (et surtout ceux qui ne l'ont pas été) disent « moi ». Même Walid Joumblatt (malgré la peur qui le tenaille) ose souffler « moi » dans le pavillon auditif baassisé de son nouveau « conseiller » Wi'am Wahhab. Toute notre ménagerie politique dit « moi » ; tous sauf le Hezbollah qui n'a pas besoin de le dire. Lui, c'est lui, le divin, le dieu de la guerre - jamais de la paix -, le surarmé (jusqu'en devenir explosif), tellement antinomique, tellement différent de notre obsessionnel « moi » libanais.
Décidément, Einstein était un véritable génie. N'avait-il pas lancé un jour : « Il n'existe que deux choses infinies : l'univers et la bêtise humaine. Et encore, je ne suis pas certain de la première. »
Le 14 Mars dit « moi », le 8 Mars dit « moi ». La Syrie, l'Arabie saoudite, l'Iran, Israël, l'Occident disent « moi ». Tous nos élus (et surtout ceux qui ne l'ont pas été) disent « moi ». Même Walid Joumblatt (malgré la peur qui le tenaille) ose souffler « moi » dans le pavillon auditif baassisé de son nouveau « conseiller » Wi'am Wahhab. Toute notre ménagerie politique dit « moi » ; tous sauf le Hezbollah qui n'a pas besoin de le dire. Lui, c'est lui, le divin, le dieu de la guerre - jamais de la paix -, le surarmé (jusqu'en devenir explosif), tellement antinomique, tellement différent de notre obsessionnel...
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