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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Être canadien, québécois, montréalais...

C'est  pas l'passeport qui fait le citoyen. Huit ans plus tard, je vous l'dis : je suis montréalaise d'origine libanaise.
Être montréalais, c'est avoir un passeport, oui mais... c'est aussi donner à ce passeport ce qu'on a de plus beau. Pour ma part, je lui ai donné ma vie, mon art. Il m'a ouvert des portes et je m'en vais jouer à la place des Arts (ce que Baalbeck n'a pas fait quand j'étais encore chez moi), où je vais pouvoir montrer au monde entier la merveille de mon Liban, sa musique, son art, ses textes.
Une sirène au pays des pingouins... C'est mon histoire et là elle va retentir dans toute sa splendeur dans le cadre du Festival du monde arabe, à Montréal, là où les plus grands sont passés.
Être montréalais, c'est payer des taxes à un gouvernement qui a décidé de nous recevoir quand on était dans la merde.
On n'est canadien, québécois ou montréalais qu'en vivant toutes les emmerdes et les merveilles ici par  -40°.
Le passeport n'a rien à voir, c'est juste un papier...
Dites-vous bien, ma belle gang, qu'on a honte !

Zalfa CHELHOT
Comédienne/Libano-Canadienne

Ne nous décevez pas

Son reniement a fait l'effet d'un coup de tonnerre. Toutes ces années de la révolution du Cèdre, où toutes les communautés, même la branche modérée des chiites, se retrouvaient enfin du même bord, pour défendre ce « petit pays » objet de tant de convoitises. Des dizaines de martyrs, dont le père de Walid bey, avaient payé de leur vie leur attachement à la patrie.
Voir le leader druze, dans son dernier discours, préférer en définitive reprendre la lutte palestinienne plutôt que de s'attacher aux valeurs exclusivement libanaises est un déni du fameux slogan, qui était la garantie de la paix au Liban : « Kamal et Camille » pour un Liban tranquille.
Quelle déception face à ce revirement à 180 degrés ! Et nous, la majorité silencieuse, qui croyons en un Liban exclusivement libanais, nous disons à Walid Kamal Joumblatt, à Marwan Hamadé et à tous ces leaders que nous avons aimés et aimons encore : ne nous décevez pas. Le Liban et les Libanais sincères croient en vous et nous avons besoin de vous pour continuer à vivre dans ce pays qui a nom Liban et que nous aimons par-dessus tout.

Raymond NAHAS

Scène de rue

Sortie de sa voiture, cette jeune fille pose deux bouteilles de jus vides sur le bord de la route (place Dora) puis revient s'installer à côté du gendarme qui prend le volant de sa belle voiture. Un vieux monsieur, qui voit la scène, se baisse, malgré ses 79 ans, et ramasse les deux bouteilles sans rien dire afin de les jeter dans la grande poubelle tout près. Gênée, la jeune fille gesticule de façon brutale et impolie face à ce monsieur qui voulait uniquement donner le bon exemple. Et c'est le gendarme qui s'est vu obligé de donner une leçon au vieux, l'injuriant et lui ordonnant de continuer son chemin. Et le comble de l'histoire, c'est que l'autre gendarme qui était censé s'occuper de la circulation accourt en solidarité avec son collègue et lui demande d'oublier tout cela. Pauvre monsieur Baroud qui aura beaucoup à faire pour notre société civile, à commencer par certains gendarmes.

Constantin A. IRANI

Être canadien, québécois, montréalais...C'est  pas l'passeport qui fait le citoyen. Huit ans plus tard, je vous l'dis : je suis montréalaise d'origine libanaise.Être montréalais, c'est avoir un passeport, oui mais... c'est aussi donner à ce passeport ce qu'on a de plus beau. Pour ma part, je lui ai donné ma vie, mon art. Il m'a ouvert des portes et je m'en vais jouer à la place des Arts (ce que Baalbeck n'a pas fait quand j'étais encore chez moi), où je vais pouvoir montrer au monde entier la merveille de mon Liban, sa musique, son art, ses textes.Une sirène au pays des pingouins... C'est mon histoire et là elle va retentir dans toute sa splendeur dans le cadre du Festival du monde arabe, à Montréal, là...
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