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Chronique d'une mort annoncée

Le pauvre homme ne va pas bien, globalement quatre-vingts pour cent de ses cellules n'arrivent pas à survivre, alors que vingt pour cent par contre ont des capacités extraordinaires de vie.
Son cerveau ne fonctionne plus depuis longtemps, ses neurones n'ont plus de réactions, elles aussi ne pensent qu'à elles-mêmes, et en plus dans son cerveau il a deux tumeurs. Une qui est venue de l'extérieur après un choc et l'autre due à une contrariété depuis plusieurs années et qu'il n'arrive pas à oublier.
Son cœur bat trop vite, il est en surcapacité, et ses artères ne suivent pas ; elles sont bouchées : il faut dire qu'elles n'ont jamais été soignées.
Il n'a plus d'énergie, car son cerveau ne veut pas connaître ce problème, c'est trop compliqué et de plus il y a trop de pertes.
Ses poumons, n'en parlons pas... Ils sont pollués depuis trente ans qu'il baigne dans la pollution, et son foie est à la limite.. Il faut dire qu'il boit de l'eau qui n'est pas contrôlée. Et puis, depuis le temps qu'il partage les tas d'ordures comme voisinage, c'est sûr que ce n'est pas bon pour la santé.
Bien entendu, il aimerait se faire soigner, mais ça coûte cher. Certes, il a cotisé mais on ne sait plus où est passé l'argent.
Et s'il demandait aux voisins de payer pour lui ?
PS : si vous pensez que le personnage existe, ne cherchez pas un être humain mais un pays, qui est le vôtre.

Yves KERLIDOU

Le cas des anciens de l'ALS


L'histoire de cette jeune Canadienne refoulée il y a quelques jours à l'aéroport de Beyrouth, et dont le témoignage dans Kalam el-Nass a suscité l'indignation de tous les Libanais, est vraiment choquante. N'est-il pas temps, près de dix ans après le  retrait israélien du Liban, de pardonner à tous ceux qui ont servi dans l'Armée du Liban-Ssud et de cesser d'accuser les gens tantôt de haute trahison et tantôt d'espionnage ? Tout Libanais a le droit de revenir quand il le souhaite, surtout quand il s'agit de personnes - et elles sont nombreuses - ayant travaillé des années durant à l'étranger pour se procurer ce précieux billet d'avion, qui ont fondé une famille et qui se voient soudain interdire même le droit d'une entrevue.
De grâce, un peu de compassion pour ces gens qui n'avaient pas d'autres choix, à l'époque, pour survivre. Nous espérons que le prochain gouvernement se penchera sur ce dossier pour trancher définitivement le sort des hommes de l'ALS.

Nazira A. SABBAGHA
Chronique d'une mort annoncéeLe pauvre homme ne va pas bien, globalement quatre-vingts pour cent de ses cellules n'arrivent pas à survivre, alors que vingt pour cent par contre ont des capacités extraordinaires de vie.Son cerveau ne fonctionne plus depuis longtemps, ses neurones n'ont plus de réactions, elles aussi ne pensent qu'à elles-mêmes, et en plus dans son cerveau il a deux tumeurs. Une qui est venue de l'extérieur après un choc et l'autre due à une contrariété depuis plusieurs années et qu'il n'arrive pas à oublier.Son cœur bat trop vite, il est en surcapacité, et ses artères ne suivent pas ; elles sont bouchées : il faut dire qu'elles n'ont jamais été soignées.Il n'a plus...
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