Pourquoi 350.org ? Bill Mckibben, auteur et journaliste américain de renom, ayant suivi le dossier du changement climatique depuis de nombreuses années, explique la teneur de cette campagne mondiale qu'il mène entre autres avec IndyAct. « Il y a deux ans, les phénomènes naturels reliés au changement climatique se sont accélérés, explique-t-il à L'Orient-Le Jour. Les scientifiques l'ont compris. J'ai effectué des recherches avec de grands climatologues, et leur recommandation pour une concentration acceptable de CO2 dans l'air est de 350 ppm (particule par million). C'est très difficile de s'y conformer puisqu'on l'a déjà dépassé, étant à quelque 390 ppm aujourd'hui. Ce que ce chiffre nous dit de plus important, c'est que le changement climatique n'est pas une menace future, comme on a tendance à le qualifier en politique, mais une réalité présente, et qu'il faut agir tout de suite. C'est la raison pour laquelle nous avons conçu cette campagne autour du chiffre, la première du genre à être aussi globale. »
Mais comment agir ? M. Mckibben préconise une transition rapide vers les énergies renouvelables. « Nous n'avons pas des décennies pour le faire, peut-être une ou deux au maximum, et c'est très dur, probablement impossible sans une action forte de la société civile, dit-il. C'est l'idée de 350.org, un mouvement lancé non seulement au nord mais au sud, avec des bureaux partout. Le 24 octobre, nous aurons des milliers d'actions dans tout le monde. Beaucoup d'organisations sont impliquées. »
Comment atteindre ces objectifs ? Arriver à un accord international fort, imposer des limites d'émissions de CO2 strictes, augmenter le prix des produits pétroliers, et amener les gens à adopter rapidement les énergies renouvelables. « Mais les gouvernements ne ressentent pas cette urgence et ne sont pas poussés à le faire par leurs peuples, poursuit-il. Du moins, les scientifiques ont-ils déjà tiré la sonnette d'alarme. Il reste à répandre le message, quitte à répandre la peur avec. »
Copenhague est-elle la dernière chance, comme certains le pensent ? « Non, répond-il. Nous n'aurons pas le traité que nous voulons à Copenhague. Mais le sommet pourrait être un début si nous parvenons à convaincre le monde de la nécessité d'agir. Il faut expliquer qu'il y a urgence, et pousser les gens à s'investir politiquement pour promouvoir cette cause, et non seulement leur demander de changer leurs habitudes de consommation, ce qui, en soi, reste insuffisant à si court terme. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pourquoi 350.org ? Bill Mckibben, auteur et journaliste américain de renom, ayant suivi le dossier du changement climatique depuis de nombreuses années, explique la teneur de cette campagne mondiale qu'il mène entre autres avec IndyAct. « Il y a deux ans, les phénomènes naturels reliés au changement climatique se sont accélérés, explique-t-il à L'Orient-Le Jour. Les scientifiques l'ont compris. J'ai effectué des recherches avec de grands climatologues, et leur recommandation pour une concentration acceptable de CO2 dans l'air est de 350 ppm (particule par million). C'est très difficile de s'y conformer puisqu'on l'a déjà dépassé, étant à quelque 390 ppm aujourd'hui. Ce que ce chiffre nous...