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Liban

Pour Harb, « une communauté n’est pas un parti »

Le député de Batroun, Boutros Harb, met en garde aujourd'hui, dans un entretien que publie notre confrère al-Aamal, porte-parole du parti Kataëb, contre la dérive « qui transforme l'appartenance religieuse en une identité politique ».
« Par le passé, a-t-il dit, le danger venait du dehors et portait sur l'existence d'une entité indépendante nommée Liban. Aujourd'hui, le désaccord s'est transporté à l'intérieur, car des communautés ont commencé à se considérer comme des partis politiques, ainsi que comme des États dans l'État, et que leurs intérêts sont servis non à travers l'État, mais à travers ce qui les sert et sert leurs partisans. »
Et de considérer que cette confusion en a produit d'autres. Ainsi, a-t-il dit, « le Liban est un pays de consensus, mais pas un pays d'unanimité ».
« Il s'agit, a-t-il enchaîné, d'un pays démocratique et non d'un pays totalitaire où majorité et opposition doivent être partenaires dans tout gouvernement qui est formé. »
Sur un autre plan, le député de Batroun a écarté l'idée d'être à l'origine de l'un des blocages dans la formation du gouvernement. Il a affirmé, au contraire, avoir pris l'habitude, toute au long de sa carrière politique, de prendre ses distances toutes les fois qu'un nouveau gouvernement était en formation.
Et d'ajouter qu'une possible contribution de sa part à la formation d'un gouvernement venait d'habitude du chef du gouvernement désigné, et non de lui-même.
« Il s'agit là d'une décision stratégique et aussi d'une question de principe », a dit M. Harb.
Le parlemntaire a précisé qu'il vient de rentrer d'un congé de vacances qu'il a passé avec les membres de sa famille. Il s'est dit donc « étonné » de ce genre de rumeurs, soulignant que « personne » n'était entré en contact avec lui et que lui-même n'avait « posé aucune condition ».
Et d'affirmer en revanche qu'en sa qualité de député indépendant au sein du 14 Mars, « nul ne peut ignorer » sa présence et son audience populaire. M. Harb a par ailleurs affirmé qu'il était hostile à la nomination comme ministre d'un candidat à la députation qui avait échoué.
Par ailleurs, M. Harb s'est dit hostile à un gouvernement qui soit « une arène de conflits » entre les ministres qui en font partie et un lieu où il est impossible de prendre des décisions. « Le principe de la solidarité entre les ministres est une chose essentielle », a-t-il affirmé.
Notons que M. Harb a reçu hier la visite de l'ambassadeur saoudien au Liban, Ali Awad Assiri.
Le député de Batroun, Boutros Harb, met en garde aujourd'hui, dans un entretien que publie notre confrère al-Aamal, porte-parole du parti Kataëb, contre la dérive « qui transforme l'appartenance religieuse en une identité politique ».« Par le passé, a-t-il dit, le danger venait du dehors et portait sur l'existence d'une entité indépendante nommée Liban. Aujourd'hui, le désaccord s'est transporté à l'intérieur, car des communautés ont commencé à se considérer comme des partis politiques, ainsi que comme des États dans l'État, et que leurs intérêts sont servis non à travers l'État, mais à travers ce qui les sert et sert leurs...
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