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Nos lecteurs ont la parole

Méli-mélo

Par Nahi LAHOUD
Le dégoût, les haut-le-cœur, la nausée... Ce n'est pas un hasard si je suis tombé sur ces vocables, pour désigner la kyrielle des déclarations,  chaque soir à la télé,  des citoyens, toutes catégories et confessions confondues. Il y a de la grogne partout, chez les jeunes, chez les vieux, chez les handicapés, chez les valides, chez les camelots, comme chez les métallos. Tout le monde sans exception est au bout du rouleau. Messieurs qu'on nomme grands mais qui me semblez fort petits, arrêtez donc votre cirque, y en à marre ! Vos écoutes téléphoniques, votre Conseil du Sud, votre Caisse des déplacés, votre campagne électorale, votre bloc centriste ou indépendant (de votre volonté), vos clowneries télévisées... Votre   tiers de blocage, votre 15-5-10. Les gens en ont assez. Basta ! Depuis  trente ans, vous n'arrêtez pas de jouer tantôt les mégalos, tantôt les  gigolos. Cessez vos trémolos, avec les amerlos, les syranos. Certains d'entre vous jouent aux intellos, (ils n'ont même pas leur philo), d'autres  aux dactylos en pensant apporter un plus à la culture devenue fluo. Vous faites piteusement les avocats du diabolo, tout en jouant sur la fibre du populo. Nous en avons par-dessus la tête de vos querelles de  buffalos, vous n'êtes plus du tout réglos. Vous nous traitez  comme des bibelots ou des ballots. Sous vos faux airs d'honorables gestionnaires vous remplissez de « blés » vos silos. En bons pyromanes, vous avez transformé vos quartiers généraux en brûlots. Vous ressemblez à n'en pas douter aux personnages contradictoires de Pirandello. Pas un sanglot ne sort de vos gorges de cachalots, quand vous voyez le citoyen gémir et ployer sous vos complots. Il faut y aller mollo, si vous ne voulez pas que des hommes comme moi vous égratignent le portrait avec leurs stylos. Vous perdriez des kilos, si vous faites du vélo, mais vous gagneriez un peu plus de halo, si vous évitiez de jouer les rigolos. Certains d'entre vous sont, d'ailleurs, bien pâlots, d'autres ont la bobine rouge comme du jello. Vous essayez de jouer aux lancelots, aux othellos ou encore au marco polos. En fait, vous n'êtes que de minables charlots et vos projets vont tomber à l'eau. Vous ne ressemblez pas à des hommes, mais à des travelos ou des surmulots. Si vous allez continuer à conjuguer le verbe « haïr » au... vindicatif, faudrait vous rabattre le calot. Quand ça va mal, vous prenez la clef des champs et vous vous la coulez douce à Monte-Carlo ou à São Paulo. Un jour vous allez vous retrouver à Waterloo, comme simples matelots à vau-l'eau. Vous allez être éjectés par le... hublot de l'histoire et vont sonner les grelots de votre crépuscule politique. Abandonnez vos javelots, vous ne faites plus le poids ; prenez le large avec vos pédalos. Regardez Max Gallo ou Nicolas Hulot, le premier intello et le premier écolo de France. Eux au moins, ils ont fait du bon boulot. Vous buvez au goulot comme des saoûlots au fond d'un caboulot. Vous jouez  faux vos sonates en solo. On a l'impression que vous n'êtes pas très bien dans votre ciboulot. Vous formez en fin de compte un piètre tableau. On a beau dire que vous versez de temps en temps quelques sanglots. Nenni, car chassez le naturel, il revient au galop ou chassez le naturiste, il revient au bungalow. Allo, allo, vous m'entendez ? Allo, allo... Tutt, tutt, tutt...
Le dégoût, les haut-le-cœur, la nausée... Ce n'est pas un hasard si je suis tombé sur ces vocables, pour désigner la kyrielle des déclarations,  chaque soir à la télé,  des citoyens, toutes catégories et confessions confondues. Il y a de la grogne partout, chez les jeunes, chez les vieux, chez les handicapés, chez les valides, chez les camelots, comme chez les métallos. Tout le monde sans exception est au bout du rouleau. Messieurs qu'on nomme grands mais qui me semblez fort petits, arrêtez donc votre cirque, y en à marre ! Vos écoutes téléphoniques, votre Conseil du Sud, votre Caisse des déplacés, votre campagne électorale, votre bloc centriste ou indépendant (de votre...
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