« Il n'est pas très recommandé de nommer au ministère des candidats que les électeurs avaient sortis par la porte et que les formations politiques tentent de ramener par la fenêtre », a déclaré hier M. Geagea à la presse à l'issue d'un entretien avec Nadim Gemayel, député de Beyrouth, à Meerab.
Il faisait allusion en particulier au ministre sortant des Télécoms, Gebran Bassil, que le général Michel Aoun souhaiterait voir maintenu au sein de la nouvelle équipe ministérielle.
M. Geagea, qui a conféré en soirée avec le Premier ministre désigné, a indiqué que l'exigence du tiers de blocage est « désormais derrière nous » et il ne reste plus que des obstacles d'ordre « personnel ».
Selon lui, et « contrairement à ce qui se dit, les ministres relevant de chaque partie ne relèvent que de cette partie ». « Le président de la République assure toujours qu'il n'est pas question pour lui d'entreposer chez lui les ministres des autres. Ses ministres sont les siens et ceux des autres sont aux autres », a-t-il dit, en réponse aux insinuations de l'opposition selon laquelle le ministre chiite pressenti par le chef de l'État, Adnane Sayyed Hussein, serait dans le même temps le onzième ministre de l'opposition.
Quant aux revendications ministérielles des FL, il a indiqué qu'elles étaient « très faciles » à prendre en compte et que cette question est traitée à huis clos avec le président de la République et le Premier ministre désigné.


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