« En vérité, a-t-il dit, même durant les heures dramatiques par lesquelles nous sommes passés, même aux heures de grande nécessité, de guerre, d'actions terroristes ou du sit-in, je suis resté serein, non parce que j'avais l'appui d'un grand nombre de Libanais, mais parce que j'avais la conviction intime que mon action pour préserver la République, le système démocratique, l'indépendance du Liban, sa souveraineté et son arabité, était également accomplie dans l'intérêt de ceux qui manifestaient par leur sit-in leur hostilité au gouvernement. »
M. Siniora a ensuite énuméré les succès de sa politique, y compris « la préservation de la République, du régime démocratique, de l'État civil ; le principe de l'alternance démocratique ; l'instauration du Tribunal international et l'organisation des meilleures élections en cinquante ans ».
Plaçant sur le même plan les défis de la guerre et ceux du sit-in de l'opposition, place Riad el-Solh, le Premier ministre sortant s'est félicité d'avoir affronté avec succès ces deux défis, assuré la continuité du service public, préservé le Liban des effets de la crise financière mondiale, d'avoir concrétisé le taux le plus élevé de croissance économique de l'histoire du Liban contemporain, maîtrisé les taux d'inflation et maintenu le niveau de vie des Libanais à un niveau acceptable.
Le déjeuner au Sérail s'est tenu en présence de l'épouse du Premier ministre sortant, Hoda Siniora, des deux ministres Mohammad Chatah et Khaled Kabbani, du secrétaire général du Conseil des ministres, Souheil Bougi, qui a prononcé une allocution en hommage à M. Siniora, du secrétaire général du Conseil supérieur de défense, le général Saïd Eid, du secrétaire général du Haut-Comité des secours, le général Yehya Raad, du président du Conseil du développement et de la reconstruction, Nabil el-Jisr, du président du Conseil de la fonction publique, Mounzer Khatib, et du président de l'Inspection centrale, Georges Aouad.


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