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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Tout vole, tout s'envole


Triste, en ce début d'été et surtout avec la démission du gouvernement, à l'heure aussi où l'on s'apprête à recevoir plus de deux millions de visiteurs, ce défoulement populaire et à tous les niveaux. Un ministre qui en a marre ne cesse de brandir le spectre du deuil de note chère Dame électricité, menaçant de plonger le pays dans le noir. De l'eau potable qui ne vient qu'au compte-gouttes et le retour en masse des citernes, devenues pour nos touristes une des nouvelles traditions qui s'ajoute à notre folklore libanais. Ainsi tout s'envole, surtout avec les produits divers dont les prix ne cessent d'augmenter dans les supermarchés, sans aucun contrôle. Pour certains de nos parents, venus des quatre coins du monde, nous sommes devenus le pays le plus cher, notamment pour ce qui est du prix de l'essence, alors qu'il est vraiment choquant de voir l'État continuer à percevoir une taxe de 100 %. Et puisqu'on parle de voitures, comment expliquer à un cousin absent depuis plus d'un quart de siècle l'insécurité qui revient des banlieues comme en 1975 mais de plus en plus menaçante. En plein jour, on vole les voitures et le voleur est accueilli en héros dans son fief quand dans la capitale, il faut se soumettre aux parcmètres, sinon votre voiture est confisquée. Mais il est étrange de constater que certains, défiant les Forces de sécurité intérieure, iront récupérer leurs véhicules de la caserne, comme cela s'est passé il y a quelques jours. Enfin, nos forêts disparaissent sous l'effet d'incendies prémédités, pour mieux revendre les terrains. Mobilisons-nous de grâce à tous les niveaux pour sauver le pays.

Antoine SABBAGHA

Danger dans les écoles publiques


Nous allons parler  du choc que nous avons eu lors de nos examens officiels passés dans les écoles publiques.
Nous sommes arrivées à l'école pour passer nos épreuves. Et là-bas, le drame.  3, 2,1, êtes-vous prêts ? Des élèves de 14-15 ans fumaient, d'autres se battaient entre eux en se donnant des coups violents et quelques-uns portaient sur eux des couteaux et des canifs en cachette !     
Les jeunes représentent l'avenir de leur pays. Est-ce ces personnes-là les futurs représentants de notre cher Liban?
Il est impératif que l'État mette en place des réformes qui interdisent  ces actes et ces comportements à l'intérieur de nos écoles publiques parce que l'éducation est la base de toute société.

Vanessa ABI JAOUDÉ
et Guylaine ASSAF   
15 ans

À futé, futé et demi


Remarqué sur l'autoroute Émile Lahoud qui relie Nahr el-Mott à Baabdate une patrouille de police sillonnant lentement une région hautement prisée par les « amateurs »  de grosses cylindrées. Elle ne m'a pas paru très menaçante, étant entendu qu'un malfaiteur futé, secondé par un partenaire vigilant, ont vite fait de contourner cet obstacle ? Ils n'ont qu'à attendre le passage de la patrouille pour agir rapidement. Il serait peut-être un peu plus sécurisant pour les automobilistes qui empruntent les voies ciblées par les voleurs de voitures de disposer d'un numéro d'urgence relié aux patrouilles et doté éventuellement  d'un indicatif pour les régions : 4 pour le Metn, 5 pour Hazmieh, le jurd, etc. Ainsi se créerait un mouvement de solidarité rapide et efficace entre automobilistes, qui pourrait déjouer la ruse des bandits et rendre moins angoissants certains trajets isolés.

Dolly TALHAMÉ

L'épreuve de la « Mécanique »

 

En ce dimanche 19 juillet, j'envoie  ma voiture pour son « examen » de passage annuel obligé ! Non, madame, elle a échoué ! À refaire. Et pourquoi donc ?
- « Les plaques minéralogiques ne correspondent pas ! N'avez-vous pas écouté les directives du ministère de l'Intérieur qui stipulent que le mot Liban doit être en relief ? »
Suis-je la seule malentendante de « nouvelles télévisées » ici-bas ? Je ne le pense pas car j'ai eu beau scruter avec attention les autres plaques qui m'entouraient, en plein embouteillage, je n'en ai pas vu une seule règlementaire.  Alors ?...
Ensuite, cerise sur le gâteau, le dimanche, la mou'ayané coûte 50 000 LL et non pas 33 000 LL. Voilà qui est choquant. Ce service (?) est créé pour aider le citoyen et non pas pour lui vider les poches. Et là encore, personne ne prend la peine de nous avertir !
Pour les plaques, elles m'ont coûté 50 000 LL au lieu de 25 000. Puis-je savoir pourquoi ? J'ai été obligée de les faire faire à Hadeth pour ne pas avoir à revenir à Jounieh, ç'aurait été trop tard ! Une fichue lampe - qui tremblote - (ce sont ses propres mots) m'a coûté 10000 livres au lieu de 5 000. Allons, messieurs, de grâce, arrêtez de vider les poches du citoyen libanais. Vous en faites trop. Lancez une campagne d'éveil auprès de ce malheureux citoyen, dites-lui clairement ses droits, ses devoirs, ses obligations, une fois pour toutes.

Joumana KASSAB

Artifices saints

 

Aux noms de tous les saints, arrêtez !
Bonne fête à  tous les Charbel, Élie, Marie, Bakhos, Takla, Rafka, Roukoz, Mtanios et autres saints vénérés de notre sainte terre. Très bonne fête mais de grâce, assez !
Nous invoquons vos grâces, nous requérons vos miracles, et nous prions pour que vos lumières nous inondent mais pas avec ces feux d'artifice qui, cette année, basculent dans la démesure. Est-ce l'obscurité de nos villes et de nos villages qui déteint sur nos esprits ? Pour vous honorer, les «croyants » rivalisent en dépenses et... en bêtises. Nos villes et villages s'embrasent mais au nom de quoi ? Au nom d'un saint qui n'en demande pas tant ! Est-ce là la preuve de la ferveur de la foi ? Que cherche t-on à prouver ? Que nous sommes fidèles aux traditions ou que nous ne savons rien refuser à nos enfants ? Ces pratiques, qui s'apparentent dangereusement au paganisme, deviennent carrément dangereuses. Les vieux qui sursautent, les tout-petits qui hurlent de peur, les malades qui cherchent en vain un calme déjà utopique. Même les animaux ne savent plus dans quel trou se terrer. Que de charité chrétienne ! Et cet argent parti en fumée, à une vitesse record, n'aurait-il pas mieux servi s'il avait été versé, au nom du saint vénéré et par ces mêmes enfants qui s'amusent, à des familles démunies qui, elles, n'ont rien à brûler. À quelques réfugiés d'Irak par exemple... N'a-t-on vraiment que ce besoin d' « artifices » à combler ? Des artifices, n'en avons-nous pas assez autour de nous ? Nous savons que nous baignons en plein délire et que le correct se décline dans tous les sens, et souvent à l'encontre du bon sens, que ce soit en politique, en éducation, en pratiques sociales ou encore en échelle de valeurs, mais tout de même, les frontières de l'acceptable vont-elles continuer à reculer sans cesse? Tout se perd, même les repères.

Ghada COSTANIAN

Tout vole, tout s'envole

Triste, en ce début d'été et surtout avec la démission du gouvernement, à l'heure aussi où l'on s'apprête à recevoir plus de deux millions de visiteurs, ce défoulement populaire et à tous les niveaux. Un ministre qui en a marre ne cesse de brandir le spectre du deuil de note chère Dame électricité, menaçant de plonger le pays dans le noir. De l'eau potable qui ne vient qu'au compte-gouttes et le retour en masse des citernes, devenues pour nos touristes une des nouvelles traditions qui s'ajoute à notre folklore libanais. Ainsi tout s'envole, surtout avec les produits divers dont les prix ne cessent d'augmenter dans les supermarchés, sans aucun contrôle. Pour certains de nos parents, venus des...
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