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Liban

Frangié à Bickfaya pour « tourner définitivement la page de la guerre »

Dans le sillage de la rencontre qui avait réuni le 4 juillet à Bnechaï (caza de Zghorta) le député Samy Gemayel et le leader des « Marada », Sleiman Frangié, une réunion a groupé hier à Bickfaya le leader des Kataëb, le président Amine Gemayel, et M. Frangié. Une réunion placée sous le signe de la réconciliation interchrétienne et de la coordination sur certains dossiers ponctuels et cruciaux, tels que le rejet de l'implantation, la souveraineté du Liban et la présence chrétienne libre au Liban et en Orient.
Accompagné de son fils Tony et de son épouse, Sleimane Frangié est arrivé à la résidence des Gemayel, à Bickfaya, où il a été chaleureusement accueilli par le leader des Kataëb et Samy Gemayel, en présence des vice-présidents du parti, Chaker Aoun et Sélim Sayegh, du député Kataëb de Tripoli Samer Saadé, de Mme Joyce Amine Gemayel, du conseiller du président Gemayel, M. Sejaan Azzi, et de M. Georges Jreige. Le président Gemayel a donné à cette occasion un déjeuner en l'honneur de ses hôtes.
Aucune déclaration n'a été faite au terme de cette rencontre. Le parti Kataëb a toutefois publié un communiqué indiquant que la réunion a été axée sur les moyens de « renforcer les relations entre les Kataëb et les Marada à trois niveaux ». « Le premier niveau, d'ordre général, porte sur la souveraineté du Liban, son indépendance et son autonomie de décision, indique le communiqué. Le deuxième niveau est d'ordre chrétien. Les deux parties œuvrent à consolider la présence chrétienne libre au Liban et en Orient. Elles cherchent à faire apparaître le rôle des chrétiens au sein de l'État libanais sous l'angle d'un comportement moral que devraient adopter les responsables chrétiens de manière à ce qu'ils soient un exemple à suivre. Ces responsables devraient ainsi assumer les responsabilités nationales, occuper les postes officiels et participer aux prises de décision, notamment celles engageant l'avenir du pays, de manière à mettre un terme à la phase du désenchantement, de la marginalisation et du suivisme. Dans ce cadre, les deux parties ont exprimé leur volonté de soutenir le projet d'édification de l'État garant de l'unité nationale et du pluralisme social, et œuvrant à développer la relation du Liban avec son environnement arabe. Les deux parties ont réaffirmé leur souci de préserver la présidence de la République et renforcer son rôle et ses prérogatives, en s'inspirant de l'expérience de l'application de l'accord de Taëf. »
« Le troisième niveau (pour le renforcement des relations bilatérales) revêt un aspect ponctuel, poursuit le communiqué. Il porte, à titre d'exemple, sur le rejet de l'implantation des Palestiniens, la détermination de critères objectifs définissant un plafond pour l'achat de biens-fonds par les étrangers, la définition des fondements de la décentralisation administrative élargie et l'édification d'une société civile moderne. »
Et le communiqué d'ajouter : « Les deux parties ont réaffirmé la nécessité de tourner définitivement la page de la guerre, sous toutes ses formes et ses retombées, tout en préservant le caractère sacré de leurs martyrs qui sont tombés pour défendre le Liban. Cela se reflète par leur attitude marquée par des intentions sincères, en dépit de l'existence de différends politiques fondamentaux. Les deux parties ont décidé de former une commission conjointe pour assurer le suivi de cette relation et la traduire dans les faits, et également pour répandre un climat de concorde et d'unité dans les régions où sont implantés le parti Kataëb et les Marada, d'autant que l'avenir de toute relation est tributaire du comportement dans la pratique. »
En conclusion, le communiqué souligne que les deux parties ont exprimé « leur détermination à faire en sorte que leur relation soit le prélude à un dialogue qui engloberait les différentes factions chrétiennes, tout en préservant la spécificité de chaque parti, courant ou rassemblement, sous la houlette de leur autorité de référence historique, d'autant que la rencontre qui avait groupé à Bnechaï le 4 juillet les députés Sleimane Frangié et Samy Gemayel avait été accueillie avec satisfaction dans les milieux chrétiens et libanais ». « Les chrétiens ont besoin d'aboutir à une entente s'inscrivant dans le cadre de leur pluralisme politique, plus particulièrement au cours de cette étape afin qu'ils soient, comme ils l'ont toujours été, la pierre angulaire de l'unité nationale », souligne enfin le communiqué du parti Kataëb.

Sarkis et la réconciliation FL-Marada
Il convient d'indiquer dans ce cadre que dans une interview express au site électronique d'information
HYPERLINK "http://www.nowlebanon.com" www.nowlebanon.com, l'ancien ministre Joe Sarkis, représentant les Forces libanaises au conseil politique de la Ligue maronite, a souligné la nécessité de poursuivre les efforts en vue de « rapprocher les points de vue entre les Forces libanaises et le courant des Marada afin d'aboutir à une réconciliation entre les deux parties ». M. Sarkis a prôné sur ce plan l'intensification des démarches afin de parvenir à « une situation normale entre les Forces libanaises et les Marada, indépendamment du différend politique entre les deux parties ».
Notons que selon certaines informations, au cours de son entretien hier avec le président Gemayel, M. Frangié a rendu hommage à la dernière prise de position du leader des Forces libanaises, Samir Geagea, lors de sa récente interview à la MTV. M. Geagea avait alors effectué une ouverture en direction de M. Frangié, soulignant que rien ne devrait empêcher une coopération entre les différents leaders chrétiens sur certains dossiers ponctuels.
Dans le sillage de la rencontre qui avait réuni le 4 juillet à Bnechaï (caza de Zghorta) le député Samy Gemayel et le leader des « Marada », Sleiman Frangié, une réunion a groupé hier à Bickfaya le leader des Kataëb, le président Amine Gemayel, et M. Frangié. Une réunion placée sous le signe de la réconciliation interchrétienne et de la coordination sur certains dossiers ponctuels et cruciaux, tels que le rejet de l'implantation, la souveraineté du Liban et la présence chrétienne libre au Liban et en Orient. Accompagné de son fils Tony et de son épouse, Sleimane Frangié est arrivé à la résidence des Gemayel, à Bickfaya, où il a...
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