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Liban

Sfeir, en visite chez Hazim : « La majorité gouverne, l’opposition s’oppose »

Lors d'une rencontre maronito-orthodoxe à Balamand, le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, a réaffirmé hier une fois de plus sa croyance dans le principe de la majorité qui gouverne et de l'opposition qui s'oppose.
Accompagné des évêques Checrallah Harb, Roland Aboujaoudé, Francis Bayssari et Samir Mazloum, Mgr Sfeir a effectué hier une visite au siège patriarcal grec-orthodoxe, au couvent de Balamand, dans le Koura, où l'attendaient le patriarche Ignace III Hazim et les évêques Georges Khodr, Élias Audi, Élias Kfoury, Georges Abi Zakhm et Basile Mansour, ainsi que le ministre sortant de l'Information, Tarek Mitri.
Le chef de l'Église maronite venait du siège patriarcal de Dimane à bord de la voiture de l'ancien ministre Élie Salem, qui s'était rendu dans la matinée au siège patriarcal maronite d'été pour l'accompagner jusqu'à Balamand.
Au début de la rencontre, les deux patriarches ont échangé des présents avant d'effectuer une visite du couvent et de l'Université de Balamand.
S'adressant aux journalistes, Mgr Hazim a expliqué que cette rencontre s'inscrivait dans le cadre des visites régulières que s'échangent les deux hiérarchies et ne doit pas être qualifiée de « sommet » spirituel.
Il a toutefois précisé, en réponse à une question, qu'il allait prendre part à la prochaine réunion des patriarches d'Orient. « Nous serons côte à côte et nous prendrons des décisions ensemble », a-t-il dit.
Mgr Hazim, qui avait dit il y a quelques années, suite à des attaques politiciennes dirigées contre le patriarche Sfeir, que les hommes de religion ont le devoir de s'exprimer lorsque les hommes politiques se taisent, a repris hier ce thème sur un mode ironique. « Certains chez vous pensent que les gens d'Église ne devraient pas être intelligents, car l'intelligence est réservée à une catégorie de personnes. Dieu a donc accordé ce don à certains et en a privé d'autres et nous, nous faisons partie de ceux qui ne sont pas doués. Cependant, nous savons lire et écrire, nous avons des yeux pour voir et des oreilles pour entendre et nous voyons comment vit notre peuple, ce peuple que nous aimons et pour lequel nous vivons », a-t-il dit.
Interrogé sur la situation politique au Liban, il a répondu : « Je n'en sais rien, car je ne vis pas ici. Mais je vois que tout est difficile chez vous. (...) Parfois, on a l'impression que certains d'entre vous regardent en direction de l'ouest et d'autres en direction de l'est, du nord ou du sud. Nul ne sait dans quel sens chacun de vous regarde. »
De son côté, Mgr Sfeir, interrogé sur la question gouvernementale, a exprimé le souhait que le cabinet soit formé le plus tôt possible.
En réponse à une question sur le tiers de blocage, il a dit : « Je ne veux pas entrer dans ce détail sensible et complexe. D'habitude, il y a une opposition et une majorité. La majorité gouverne et l'opposition s'oppose. Mais il semble que cette équation soit modifiée de nos jours et on veut réunir l'opposition et la majorité au sein d'un même gouvernement. J'avais déjà comparé cette situation au char tiré par deux chevaux, l'un à l'avant et l'autre à l'arrière. Comment voulez-vous qu'il marche ? » 
À la question de savoir s'il est en faveur d'un gouvernement formé exclusivement par la majorité, il a répondu : « J'ai dit ce que j'ai dit. L'opposition accède au pouvoir quand son tour vient et c'est à la majorité de former le gouvernement. Maintenant, ils veulent réunir tout le monde dans le même cabinet. Je leur souhaite de réussir. »
Accompagné des évêques Checrallah Harb, Roland Aboujaoudé, Francis Bayssari et Samir Mazloum, Mgr Sfeir a effectué hier une visite au siège patriarcal grec-orthodoxe, au couvent de Balamand, dans le Koura, où l'attendaient le patriarche Ignace III Hazim et les évêques Georges Khodr, Élias Audi, Élias Kfoury, Georges Abi Zakhm et Basile Mansour, ainsi que le ministre sortant de l'Information, Tarek Mitri.Le chef de l'Église maronite venait du siège patriarcal de Dimane à bord de la voiture de l'ancien ministre Élie Salem, qui s'était rendu dans la matinée au siège patriarcal maronite d'été pour l'accompagner jusqu'à Balamand.Au début de la rencontre, les deux patriarches ont...
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