Quelques minutes avant de prendre le contrôle des platines, David Guetta, accompagné de sa femme Cathy, a pris le temps de discuter avec L'Orient-Le Jour. Sourire radieux aux lèvres, le DJ le plus prisé du monde n'a pas caché sa joie d'être une nouvelle fois à Beyrouth pour cette deuxième édition F... Me I'M Famous : « C'est super d'être là. On est vraiment contents ma femme et moi d'être à Beyrouth, c'est vraiment super. » L'édition 2009 de F... Me I'M Famous a été rendue possible grâce aux efforts conjugués de Mix FM et Sky Management, mais samedi soir, c'est non pas à l'intérieur du centre d'exposition BIEL que la fête s'est prolongée jusqu'à l'aube, mais en plein air, dans un espace spécialement conçu et aménagé pour l'occasion. Alors qu'est-ce qui change, David Guetta, quand on joue dans un espace ouvert ? « C'est techniquement plus difficile. Surtout au niveau du son, il y a beaucoup plus de travail à faire. Il y a aussi plus d'effort à faire pour captiver l'audience, pour qu'il y ait communion avec le public. »
Le travail, il a été fait, et jusque dans les moindres détails. Étoiles lumineuses gigantesques qui se sont élevées dans le ciel hissées par deux énormes grues, après un spectaculaire feu d'artifice qui a illuminé le ciel de la capitale sous le coup de 1 heure du matin. Écrans géants, jeux de lumières et de laser, mais surtout un robot à l'apparition intermittente qui s'occupait d'arroser la foule - plus de 12 mille personnes - d'une épaisse fumée blanche.
Le moment fort de la soirée ? Il y en eut plusieurs, mais s'il ne fallait souligner qu'un seul, c'est sans doute l'apparition de la chanteuse Kelly Rowland qui a interprété son dernier tube When love takes over. Sa voix puissante, féminine jusqu'au dernier décibel, a résonné dans les cœurs des milliers de personnes qui ont repris par cœur et à plusieurs reprises des couplets de sa chanson désormais sacrée tube de l'été 2009. « I love you Beirut », a lancé Kelly Rowland, marchant ainsi en quelque sorte sur les plates-bandes de David Guetta qui ne s'est pas lassé de brandir, à chaque moment fort de la soirée, une pancarte en carton blanc où on pouvait lire un émouvant « I love you » rédigé de sa propre main. Beyrouth a ainsi plané jusqu'aux abords de l'aube et a prouvé une nouvelle fois qu'elle est la capitale à qui tout réussit lorsqu'on lui en donne seulement la chance.

