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Moyen Orient et Monde - Sommet

À Charm el-Cheikh, les non-alignés appellent à un « nouvel ordre mondial »

Réunis dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, en Égypte, les chefs d'État se pencheront aujourd'hui sur les ambitions militaires des pays en voie de développement.
Plus de 50 chefs d'État du mouvement des non-alignés se sont réunis en Égypte hier pour discuter des conséquences de la crise financière mondiale, appelant à un « nouvel ordre international » faisant une place plus grande aux pays en développement.
Le président cubain Raul Castro a affirmé lors de la cérémonie d'ouverture dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, que les pays en voie de développement avaient été les plus durement frappés par la crise. « Chaque pays doit rechercher des solutions justes à la crise économique mondiale, a déclaré M. Castro. Nous demandons un nouvel ordre monétaire et économique international. Nous devons restructurer le système financier international pour prendre en compte les besoins des pays en développement. »
Lors de son intervention, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s'est insurgé contre ce qu'il estime la non-représentativité du Conseil de sécurité des Nations unies. Les non-alignés « sont majoritaires aux Nations unies. Le Conseil de sécurité ne nous représente pas. Il est monopolisé par quelques pays qui en sont les membres permanents », a-t-il dit. « Cela constitue un danger pour la paix internationale. » « Le Conseil de sécurité, c'est le terrorisme », a-t-il ajouté, en réclamant pour l'Union africaine un siège de membre permanent à l'exécutif onusien et en invitant les nations d'Amérique latine à faire de même.
Le président égyptien Hosni Moubarak a également appelé à un « nouvel ordre international politique, économique et commercial (...) un ordre plus juste et mieux équilibré (...) qui sert les intérêts de tous (...) et établisse des rapports démocratiques entre pays riches et pauvres ». Il a ajouté que le terrorisme et les armes de destruction massive menaçaient le processus de paix, assurant que l'Égypte s'engagera à « la transparence et la neutralité lorsqu'elle assumera sa nouvelle position de secrétaire général du mouvement des non-alignés ». Le Premier ministre indien, Manmohan Singh, a pour sa part affirmé que les États membres du mouvement devraient jouer un rôle plus important sur la scène internationale. « Les processus décisionnels, aux Nations unies ou dans les institutions financières internationales, continuent d'être basés sur des chartes écrites il y a plus de 60 ans, bien que le monde ait largement changé depuis », a-t-il dit. « Les pays en développement doivent être pleinement représentés aux échelons de prise de décisions des institutions internationales », a-t-il ajouté. Mais ce sont les ambitions militaires des pays en voie de développement qui devraient dominer le deuxième et dernier jour du sommet aujourd'hui, avec une rencontre prévue entre les chefs de gouvernement de l'Inde et du Pakistan, deux puissances nucléaires qui se sont déjà livré trois guerres depuis leur indépendance en août 1947.
Le chef de la diplomatie indienne Shiv Shankar Menon a rencontré mardi son homologue pakistanais Salim Bashir, avant la réunion entre le Premier ministre pakistanais, Yousuf Raza Gilani, et son homologue indien Manmohan Singh. Celle-ci vise à relancer le processus de paix amorcé en janvier 2004 entre les deux voisins, dont les relations se sont nettement dégradées depuis les attentats de Bombay en novembre 2008 et ont été imputés par New Delhi à un groupe armé pakistanais avec la complicité des services de renseignements militaires d'Islamabad. L'Inde est avec l'Égypte un des membres fondateurs du mouvement des non-alignés, créé en 1955, en pleine guerre froide, par des États qui entendaient se distancier des blocs de l'Est et de l'Ouest.
Aujourd'hui, après l'effondrement de l'URSS et le bouleversement de l'équilibre mondial, sa raison d'être est en question.


Plus de 50 chefs d'État du mouvement des non-alignés se sont réunis en Égypte hier pour discuter des conséquences de la crise financière mondiale, appelant à un « nouvel ordre international » faisant une place plus grande aux pays en développement.Le président cubain Raul Castro a affirmé lors de la...

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