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Liban

N. Lahoud : Gagner les élections ne dispense pas d’un cabinet d’union nationale

Le président du mouvement du Renouveau démocratique, le ministre Nassib Lahoud, a affirmé hier que le rapprochement entre l'Arabie saoudite et la Syrie « conduira inéluctablement à un assainissement des relations interarabes, et sera bénéfique pour le Liban ». Le fait pour la majorité d'avoir gagné les élections ne dispense pas de la nécessité de former un gouvernement d'union nationale, a encore indiqué le ministre.
M. Lahoud, qui recevait à son bureau le nouvel ambassadeur saoudien au Liban, Ali ben Saïd Osseïri, a ajouté : « Toutefois, la formation d'un nouveau gouvernement au Liban est une affaire purement libanaise et je souhaite que cette formation soit achevée indépendamment de ce qui se passe sur le plan régional. »
« Ce qui se passe régionalement aide le Liban, a-t-il dit, mais ne remplace pas les efforts déployés par les Libanais pour former le gouvernement. ».
M. Lahoud a reconnu par ailleurs que la formation d'un gouvernement d'union nationale est « une affaire délicate », puisqu'il faut concilier entre deux exigences contradictoires : « Produire, servir » pour la majorité et « participer » pour l'opposition.
« Par contre, je crois sincèrement, que la capacité de faire pencher la balance en faveur d'un des deux camps doit être exercée par le chef de l'État, c'est-à-dire dans un espace politique sûr et neutre qui soit considéré comme une garantie par tous », a souligné M. Lahoud,
Le ministre n'a pas trouvé étrange le délai mis à la formation d'un gouvernement d'union nationale. « Si nous étions en train de former un gouvernement issu de la majorité, nous l'aurions fait depuis longtemps, a dit M. Lahoud, mais nous formons un gouvernement d'union nationale qui exige de délicats équilibres et qui prend beaucoup de temps. »
« Certes, a-t-il répondu aux journalistes, la majorité a bel et bien gagné les élections, et dans de bonnes conditions, conformément à une loi acceptée de tous. Mais gagner les élections ne dispense pas de la nécessité de former un gouvernement d'union dans ces circonstances délicates, ce qui justifie les efforts déployés dans cette direction. »
Enfin, Nassib Lahoud a jugé « improbable » que le retard mis à former le gouvernement ait quoi que ce soit avec le tribunal international. « Le tribunal spécial a été instauré conformément à une volonté unanime, a affirmé M. Lahoud. Le tribunal a démontré qu'il était neutre. J'espère que l'on tiendra ces deux processus séparés et distincts l'un de l'autre. »
Signalons que le ministre Lahoud a également reçu l'ambassadrice des États-Unis Michelle Sison avec laquelle il a passé en revue la situation sur les plans local et régional.
Le président du mouvement du Renouveau démocratique, le ministre Nassib Lahoud, a affirmé hier que le rapprochement entre l'Arabie saoudite et la Syrie « conduira inéluctablement à un assainissement des relations interarabes, et sera bénéfique pour le Liban ». Le fait pour la majorité d'avoir gagné les élections ne dispense pas de la nécessité de former un gouvernement d'union nationale, a encore indiqué le ministre.M. Lahoud, qui recevait à son bureau le nouvel ambassadeur saoudien au Liban, Ali ben Saïd Osseïri, a ajouté : « Toutefois, la formation d'un nouveau gouvernement au Liban est une affaire purement libanaise et je souhaite que cette formation soit achevée...
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