Q : Comment vous sentez-vous après cette première victoire ?
R : « C'est un jour incroyable pour moi. Je voulais tellement gagner après Silverstone. Je pensais que j'avais une bonne chance ici. La seule chose au final qui pouvait m'en empêcher était la pluie. Mais elle n'est pas tombée. »
Q : Pensez-vous que d'autres suivront ?
R : « J'espère. J'espère que les victoires sont comme les muscles. Quand vous en avez un nouveau, d'autres arrivent. J'ai maintenant fait quelques GP. Je pense que c'est la première année où j'ai vraiment une chance de gagner des courses. Mais ce qui est important pour moi, c'est que ce succès ne m'a pas été donné. J'ai dû travailler pour cela. »
Q : Vous avez hurlé comme jamais dans votre cockpit après la ligne d'arrivée.
R : « C'est aussi ce que j'ai pensé. Mais vous savez, quand j'étais chez Williams, c'était très dur de me motiver. Personne n'aime se faire botter les fesses chaque week-end. Cela mettrait à l'épreuve la patience de n'importe qui, et c'est pour cela, je pense, qu'il faut tirer son chapeau à quelqu'un comme Jenson (Button) ou peut-être aussi un peu pour moi. »
Q : Comment s'est passé votre retour après votre accident à vélo cet hiver ?
R : « En fait, je me faisais des idées. Je pensais être prêt pour les essais d'hiver, mais je ne l'étais pas. Ma jambe était très loin d'être guérie. Elle était encore cassée. Seul le métal la tenait. Effectivement, je reviens de loin. Le temps a joué en ma faveur. J'ai eu de la chance que le GP d'Australie ait été un peu retardé et que d'autres choses soient allées en ma faveur. En janvier, le simple fait de marcher dans une piscine était très difficile pour moi. Mais quand j'ai vu les temps que faisait Sebastian (Vettel, son coéquipier) lors des tests, j'ai su que la voiture allait être rapide. Cela m'a donné beaucoup de motivation pour la suite. »
Q : Vous avez semblé avoir pas mal de marge sur votre coéquipier. Cela n'a pas toujours été le cas.
R : « Oui, c'est vrai. Je me suis dit: "Maintenant, je sais ce que ressent Sebastian." C'est une bonne sensation que d'être capable de contrôler un GP. »
Q : Vous avez ralenti en fin de course... parce que vous aviez le temps ?
R : « Oui. Il n'y avait pas de raison de finir 20 secondes devant lui au lieu de 10. Comme le dit Jack Brabham, il faut gagner le plus doucement possible. J'ai donc pensé à Jack aujourd'hui. »
Q : Vous regardiez le drapeau australien sur le podium. Est-il important pour vous de gagner pour votre pays ?
R: « Oui, c'est très important pour moi parce qu'il n'y a pas eu beaucoup de pilotes australiens qui sont arrivés en F1, et il y en a encore moins qui ont connu le succès. J'ai toujours essayé de représenter au mieux mon pays. C'est un grand jour pour moi et pour l'Australie. »
Q : Pensez-vous avoir désormais l'avantage sur Brawn GP ?
R : « On est proche, c'est sûr. Brawn GP mène le championnat constructeur parce que cette écurie le mérite. Ils ont beaucoup de points d'avance, mais nous n'abandonnons pas. Sebastian et moi sommes au top en ce moment. L'équipe va parfaitement bien. Nous réalisons une saison inespérée. Le gros problème à notre usine, en ce moment, est de construire un placard pour nos trophées. Il y a pire... »


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