Membre du barreau du Québec, l'avocate libano-canadienne Carole Chelhot estime que les candidats libanais à l'immigration paient aujourd'hui le prix fort de la fraude dont est soupçonné un consultant. « Ils ont été bernés, induits en erreur, victimes de mauvais conseils, incités à la fraude », déplore-t-elle.
Me Chelhot précise que les « faiseurs de papiers », comme elle appelle les consultants véreux, n'informent pas les immigrants de l'ensemble des procédures à suivre ni de leurs droits et de leurs devoirs. « Leur but est simplement de leur soutirer de l'argent », affirme-t-elle. « Ils leur donnent alors des conseils non fondés, comme celui de ne pas rester au Canada, donc de ne pas louer d'appartement, mais de donner l'adresse de proches. Ils leur promettent aussi de leur obtenir des preuves de résidence, s'occupent de leurs déclarations de revenus... Ils devraient pourtant leur conseiller de s'intégrer, de trouver un emploi, de mettre leurs enfants à l'école, même si l'adaptation n'est pas toujours facile », observe-t-elle. « Ils leur disent évidemment de ne pas s'en faire et que les autorités canadiennes ne sont pas regardantes », déplore encore Carole Chelhot. Elle ajoute que de leur côté, « les avocats honnêtes ont le devoir de contribuer à la bonne administration de la justice », autrement dit d'expliquer aux immigrants, qu'en tant que résidents permanents au Canada, ils peuvent bénéficier de droits et avantages offerts par le gouvernement. Et de préciser à ce propos qu'un immigrant qui ne réside pas au Québec au moins six mois par an n'a pas droit à la carte d'assurance-maladie. « Le retrait par la RAMQ de la carte d'assurance-maladie à certains immigrants montre que le gouvernement fédéral sait pertinemment bien que ces personnes n'ont pas résidé six mois par an au Québec et qu'elles ont fraudé la loi sur l'assurance-maladie », précise-t-elle. Elle souligne aussi que « lors d'un contrôle sur la résidence permanente à l'aéroport, un agent peut aussi retirer la carte de résidence permanente d'un immigrant, s'il constate que ce dernier a fait de fausses déclarations et qu'il n'a pas réellement résidé les 730 jours requis, étalés sur cinq ans ». « Le principe de la bonne foi est crucial au Canada », estime Carole Chelhot, tout en invitant les Libanais à être plus sérieux dans leur intention d'émigrer, mais aussi le gouvernement canadien et l'Association des consultants à lutter de manière plus efficace contre les professionnels qui inciteraient à la fraude.
Me Chelhot précise que les « faiseurs de papiers », comme elle appelle les consultants véreux, n'informent pas les immigrants de l'ensemble des procédures à suivre ni de leurs droits et de leurs devoirs. « Leur but est simplement de leur soutirer de l'argent », affirme-t-elle. « Ils leur donnent alors des conseils non fondés, comme celui de ne pas rester au Canada, donc de ne pas louer d'appartement, mais de donner l'adresse de proches. Ils leur promettent aussi de leur obtenir des preuves de résidence, s'occupent de leurs déclarations de revenus... Ils devraient pourtant leur conseiller de s'intégrer, de trouver un emploi, de mettre leurs enfants à l'école, même si l'adaptation n'est pas toujours...
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