Après neuf étapes, l'Espagnol occupe la 16e place du classement général à plus de 2'40'' d'Alberto Contador et de Lance Armstrong, les deux leaders de la formation aux fonds kazakhs.
Avec un contre-la-montre individuel pour entamer le Tour à Monaco puis un chrono par équipes lors de la quatrième étape, la première semaine du Tour n'a pas été favorable au grimpeur espagnol.
Le coureur de Cervelo n'a pourtant même pas essayé de refaire une partie de son retard lors de la première arrivée en altitude vendredi à Arcalis.
Comme tous les autres favoris, il a même subi la loi d'Alberto Contador, qui a attaqué à deux kilomètres du sommet.
« Les cimetières sont pleins d'hommes courageux », a-t-il répliqué lundi, lors de la journée de repos à Limoges, lorsqu'il lui a été demandé pourquoi il n'avait pas attaqué en Andorre.
Carlos Sastre a bâti sa victoire dans le Tour 2008 sur une seule étape, celle qu'il a remportée à l'Alpe-d'Huez, quatre jours avant l'arrivée à Paris.
Dans les Pyrénées, il n'a pas trouvé de terrain favorable et il attend désormais les Alpes lors de la troisième et dernière semaine.
« En neuf jours, il n'y a pas eu beaucoup de terrain pour attaquer », a-t-il jugé.
« J'ai fait du bon boulot dans le contre-la-montre à Monaco puis nous avons bien travaillé dans le chrono par équipes. Quant aux Pyrénées, il n'y avait pas grand-chose à entreprendre.
« Lors de la dernière étape (dans les Pyrénées), on aurait pu prendre une minute au sommet du Tourmalet mais on l'aurait ensuite perdue dans les 70 km de plat », a-t-il regretté.
L'équipe Astana compte pour sa part quatre coureurs dans les six premières places.
« De toute façon, ça va être un Tour compliqué car avec quatre coureurs devant, Astana ne va pas échouer », a prédit Carlos Sastre.
« C'est la réalité et nous devons nous y adapter. »

