Rappelons que des élections « libres » avaient été organisées également en Palestine, en Irak, en Égypte ; regardez le résultat : l'Irak est devenu un pays où le sang coule plus que le pétrole, le Hamas a gagné, mais il a perdu ses illusions, les Palestiniens sont divisés et vivent dans la misère, le Liban a été bombardé sauvagement par Israël alors que Siniora, tapi dans son caravansérail, nous bombardait de discours lyriques et des opposants à Moubarak (en perte de vitesse) ont été arrêtés arbitrairement. Mais ce qui nous sidère, c'est l'ampleur des ingérences wahhabites, au Liban. Incapables de faire front au président iranien et à son mentor l'ayatollah Khamenei (à mentor, mentor et demi), ils essaient de les contrer sur notre sol. Mais la défaite du Hezbollah au scrutin du 7 juin 2009 n'est qu'un détail pour Ahmadinejad. Et pour le Hezbollah, la victoire de ce dernier est plus importante que sa défaite aux élections libanaises. Car ni les Yankees, ni les gardiens de La Mecque ni les ex-Pharaons n'ont réussi jusqu'à présent à élaborer une stratégie intelligente, efficace et unifiée, face aux rusés descendants de Pyrrhus. D'ailleurs, l'un des responsables saoudiens aurait confié au journaliste de Newsweek que pour lui Israël est la clé de l'Iran pour entrer dans le monde arabe. Et si l'Iran est une menace pour le monde arabe, elle est une menace par le fait même pour les intérêts qui pourraient résulter des alliances arabo-israéliennes. N'était-il pas magnifique le scrutin bouffon et facétieux auquel les dindons de la farce que sommes viennent de participer ? N'aurait-il pas été plus charitable de la part des frères saoudiens d'éponger une partie de notre dette publique avec ces 715 millions ? « La pire des démocraties est préférable à la meilleure des dictatures», disait un auteur portugais, Ruy Barbosa. Alors, charité bien ordonnée commence par soi-même. Ces présidents sont nos potes et ces roitelets sont nos frères de lait, clament le barbichu, le tif et le tondu de la révolution du Cèdre.
Une révolution qui devient orbitale et un cèdre qui tend à se dessécher.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef