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Nos lecteurs ont la parole

Les marchands de certitudes

Par Paul Ph. EDDÉ
Nous avons lu dans L'Orient-Le Jour n° 12 601 du 29 juin 2009 des déclarations de deux de nos vedettes politiques
M. Joumblatt : « Le Liban d'abord ? Mais le Liban n'a pas de sens sans l'arabité, sans la Palestine et sans l'unité arabe, au sens large du terme. »
Ainsi, ce Liban-message, incontournable îlot culturel des libertés, refuge et temple des minorités opprimées - particulièrement chrétiennes - dans un environnement radicalisé, ce Liban sans cesse défendu par nos héroïques patriarches maronites (que l'on se permet aujourd'hui d'insulter), n'a-t-il donc aucun sens pour M. Joumblatt autrement que dans sa versatile littérature ?
M. Berry : « Pourquoi nous ne parvenons pas à nous débarrasser du despotisme, de la mentalité du monopole ? » Décidément, M. Berry a un désopilant sens de l'humour !
Au moment où le monde entier, avalisant la rhétorique de Barack Hussein Obama plaidant pour un monde multiculturel et pacifié où « les civilisations accepteraient leurs différences », où l'on assiste en Iran à une lame de fond qui ébranle une théocratie exténuée par ses échecs, où un peuple se soulève contre l'islamo-fascisme négationniste d'Ahmadinejad, brandit le portrait de l'icône assassinée Neda Agha Soltani et tente d'arracher aux tartuffes leurs masques de dévôt, certains « guides » de notre pensée (et de surcroît censeurs éclairés de nos spectacles culturels) continuent d'occulter notre mémoire et de chahuter notre histoire.
Si, comme l'on pense, les démocraties, comme le poisson, pourrissent par la tête, nous nous trouverons dans un état de décomposition particulièrement avancé.
Nous avons lu dans L'Orient-Le Jour n° 12 601 du 29 juin 2009 des déclarations de deux de nos vedettes politiquesM. Joumblatt : « Le Liban d'abord ? Mais le Liban n'a pas de sens sans l'arabité, sans la Palestine et sans l'unité arabe, au sens large du terme. »Ainsi, ce Liban-message, incontournable îlot culturel des libertés, refuge et temple des minorités opprimées - particulièrement chrétiennes - dans un environnement radicalisé, ce Liban sans cesse défendu par nos héroïques patriarches maronites (que l'on se permet aujourd'hui d'insulter), n'a-t-il donc aucun sens pour M. Joumblatt autrement que dans sa versatile littérature ?M. Berry : « Pourquoi nous ne parvenons pas à...
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