Le président de la République a, pour sa part, demandé que « les criminels soient traités avec un maximum de fermeté à quelque niveau que ce soit, surtout en ce début de saison d'estivage ».
Les problèmes de sécurité, notamment les mesures prises par l'armée pour assurer la sécurité dans le pays, ont également été au centre de l'entretien qu'a eu le Premier ministre Fouad Siniora avec le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi.
Ziyad Baroud
Par ailleurs, dans une intervention à la Voix du Liban, le ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud a estimé que « les institutions doivent protéger le citoyen indépendamment des troubles politiques et des responsables au pouvoir ». « La sécurité des citoyens est un droit que l'État doit assurer », a-t-il poursuivi.
M. Baroud a invité à « voir les choses du point de vue du citoyen ». Il a assuré que « ce que nous avons observé à Aïcha Bakkar est inacceptable aux yeux des gens, tout comme il l'est quel que soit le critère adopté, et ne peut être ni justifié ni couvert ». Le ministre a enfin réaffirmé sa confiance « dans l'armée et les mesures qu'elle prend pour assurer la sécurité de la population ».
Les incidents de Aïcha Bakkar qui, rappelons-le, avaient éclaté entre le Courant du futur et le mouvement d'Amal, faisant une tuée et plusieurs blessés, ont également été abordés hier par le député Khaled Zahramane (Bloc du futur). S'exprimant à l'issue d'une réunion avec le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, il a appelé à « dépasser les incidents qui ont eu lieu dernièrement à Beyrouth et ne pas les laisser affecter la formation du gouvernement d'union nationale ». En réponse à une question, il a estimé qu'« avant l'élection du président du Parlement, l'atmosphère était très détendue, mais les incidents de Beyrouth nous incitent à l'inquiétude ».


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