Dans une déclaration à la presse, cheikh Kassem a souligné que « les élections parlementaires ont débouché sur un équilibre délicat entre l'opposition et la majorité, à un point tel qu'aucune des deux parties ne peut outrepasser l'autre dans les domaines du partenariat, de la coopération et de l'entente ».
Après avoir insisté sur « l'absence de changements politiques dans le pays », il a jugé nécessaire de « profiter des leçons du passé durant le processus de formation du gouvernement ».
« Nous devons établir une distinction entre une expérience réussie, dans la mesure où elle a assuré la stabilité dans le pays, et qui s'est manifestée après l'accord de Doha, et une expérience ratée qui a provoqué un chaos et une tension politique et qui avait été caractérisée par un monopole et par des tentatives déséquilibrées et illogiques de contrôle. Ceux qui forment aujourd'hui le gouvernement doivent tenir compte de l'expérience réussie et en profiter de manière adéquate », a déclaré cheikh Kassem, qui a jugé « inutiles » les déclarations de ceux « qui s'opposent à l'entente ». « C'est l'entente qui va prévaloir », a-t-il insisté, avant de mettre l'accent sur la gravité des déclarations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sur les conséquences d'une participation du Hezbollah au gouvernement. Il a rendu hommage aux réactions du président Michel Sleiman et du Premier ministre désigné, Saad Hariri, à ses propos.
De son côté, cheikh Nabil Kaouk a estimé, dans une allocution prononcée lors d'un meeting oratoire à Maaroub, que « les déclarations et les menaces du Premier ministre ennemi, Benjamin Netanyahu, sont telles que les forces et les autorités politiques libanaises ne peuvent pas les ignorer ».
« Ses propos qui sont une menace pour toute la région, dont le Liban, ainsi que son immixtion dans une affaire libanaise comme la formation du gouvernement doivent secouer ceux qui rêvent encore d'un éventuel compromis avec Israël et leur faire comprendre que le terme de paix n'existe pas dans le vocabulaire israélien. Par conséquent, le Liban n'a d'autre choix que de rester attaché à ses éléments de force, notamment la stratégie de résistance », a indiqué cheikh Kaouk.
Il a averti que « personne au Liban ou en dehors du pays ne peut réaliser les vœux de Netanyahu lorsqu'il tient un discours dans lequel il se mêle de la composition du gouvernement libanais ». Selon lui, les propos du Premier ministre israélien « reflètent l'irritation de l'État hébreu, ainsi que sa déception et sa frayeur devant la force politique, populaire et militaire de la Résistance que personne n'a réussi à dépasser ou à occulter et qui constitue une source de force pour le Liban ».
Estimant que la majorité a placé haut le plafond de ses slogans avant les élections, il a indiqué que celle-ci « réalise maintenant qu'elle ne peut que revenir à celui de l'opposition, à savoir : priorité à l'entente ». Cheikh Kaouk a expliqué qu'« aux yeux de l'opposition, l'entente correspond à un projet de salut national, susceptible d'éviter au pays les divisions et de favoriser le rétablissement de la confiance entre toutes les parties ».
Selon lui, « l'opposition n'est pas à la quête de parts, de garanties ou d'acquis sectaires ou communautaires, mais essaie de faire sortir le pays des divisions dans lesquelles il est plongé ».


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