« Durant la première année, en 2007-2008, nous avons assuré une formation pour les professeurs de quelque 1 139 écoles, explique M. Abi Rached. Nous avons distribué la plus grande partie des mallettes pédagogiques. Ce n'est que la deuxième année que nous avons lancé le journal appelé Khounbaba, avec le concours du même nom. »
En tout, 382 groupes ont participé à ce concours, et soixante (dix de chaque mohafazat) ont été lauréats. Ces groupes de 2 à 8 élèves ont initié leurs propres projets visant à influer sur leur entourage et leur environnement. Certains de ces projets ne manquaient pas d'originalité, comme celui de « la police de propreté dans la cour de l'école », de kiosque de produits naturels, de nettoyage de jardins ou de sites archéologiques, de plantation de terrains vagues... Des responsables pédagogiques ont témoigné du profond impact de cette expérience sur les élèves et sur leur comportement.
Au cours de son intervention hier, à l'occasion de la clôture du projet, au siège de l'association, M. Abi Rached a expliqué que Khounbaba est un personnage de l'épopée de Gilgamesh, le gardien des cèdres qui l'ont pleuré quand il a été tué par le héros de l'histoire. « Nous avons essayé de faire revivre cette figure héroïque qui protégeait les forêts du Liban, a-t-il déclaré. Notre journal a été distribué en six versions différentes, pour les lauréats de chacune des mohafazats. » Il précise que la remise de prix a été effectuée par mohafazat, et que chaque école avait la possibilité de s'informer sur les activités des autres établissements. « De plus, les cinq premiers groupes de chaque mohafazat ont eu droit à des sorties écologiques », a-t-il ajouté.
Pour sa part, Tony Harb, représentant le ministère de l'Éducation, a estimé qu'« il faut rester attaché à la Charte de l'environnement, chacun d'entre nous doit être un écocitoyen ». La représentante de la Commission européenne a précisé que c'était l'un des 40 projets dans le cadre de Afkar, réitérant l'intérêt de son organisation à promouvoir les principes de citoyenneté. Elle a cité une étude effectuée par la commission et par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) sur la citoyenneté dans les écoles, et qui avait montré que les petits Libanais étaient très au courant de la théorie dans ce domaine, mais qu'en pratique, ils restaient loin derrière leurs camarades d'autres pays, d'où la nécessité d'implanter des projets allant dans ce sens.
Enfin, Youmna Ghorayeb, directrice d'Afkar au bureau du ministre d'État au Développement administratif, a souligné le fait que Terre-Liban avait présenté le seul projet à caractère écologique, sachant que le droit de l'environnement est un des droits de l'homme, d'où le fait qu'il s'intègre parfaitement dans le cadre du programme (financé par la Commission européenne). Elle a également rappelé l'importance de travailler avec les jeunes « parce qu'ils absorbent tout plus facilement et qu'ils ont toujours le cœur pur ».


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