L'indice mesurant cette composante-clef de la consommation des ménages est retombé à 49,3 points, contre 54,8 en mai, a indiqué l'institut de conjoncture privé hier. Les analystes tablaient sur 55,3 points en juin.
L'indice de confiance reste cependant supérieur à ce qu'il était en avril, à 40,8 points, et est loin de son niveau de février où il avait atteint son plus bas depuis sa première publication en 1967, à 25,3 points.
« La confiance reste basse par rapport à la comparaison historique », a relevé Sara Kline, de Moody's Economy.com. Mais selon elle, cette baisse « arrive après deux mois qui ont observé la hausse la plus forte jamais vue (27,9 points gagnés), maintenant l'indice sur une tendance lourde à la hausse ».
En juin, les ménages se sont montrés à la fois plus pessimistes sur la situation actuelle, avec un indice qui a reculé à 24,8 points (après 29,7 en mai), et sur leurs attentes pour les six mois à venir, avec un indice en baisse à 65,5 points (après 71,5 en mai).
Selon l'enquête du Conference Board, menée jusqu'au 23 juin auprès de 5 000 ménages, la proportion des sondés jugeant les conditions économiques « mauvaises » a augmenté à 45,6 % (contre 44,5 % en mai). Et celle des sondés les jugeant « bonnes » a baissé à 8,0 % (contre 8,8 % en mai).
Dans les six prochains mois, 21,2 % des sondés s'attendent à des conditions économiques « meilleures » (contre 22,5 % en mai) et 20,2 % des conditions « pires » (contre 18,0 % en mai).
Pour Ian Shepherdson, de High Frequency Economics, « la plupart des dégâts » ont été causés « par la hausse des prix de l'essence », qui étaient tombés très bas en début d'année et remontent depuis.
Pour le Conference Board, ces chiffres « impliquent toujours que les conditions économiques, même si elles ne sont pas aussi mauvaises qu'en début d'année, sont néanmoins mauvaises ». Les ménages sont ainsi « plus pessimistes sur les perspectives d'emploi ».
La part de ceux qui trouvent « difficile » de trouver un emploi a légèrement progressé (44,8 % contre 43,9 % le mois précédent).
La part de ceux qui s'attendent à ce qu'il y ait « plus d'emplois » dans six mois a également baissé (17,4 % contre 19,3 % le mois précédent), et les ménages sont plus nombreux à anticiper qu'il y ait « moins d'emplois » (27,3 % contre 25,6 %).
« Cela suggère que le rythme de détérioration (du marché de l'emploi, NDLR) pourrait s'être accéléré en juin par rapport à la situation qui prévalait en mai », a indiqué Marie-Pierre Ripert, de Natixis.
La part de ménages craignant une baisse de leurs revenus progresse (18,3 % contre 17,7 %), et celle des ménages attendant une hausse de ces revenus recule (9,8 % contre 10,8 %).

