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Économie - Liban - Rapport

Des progrès restent à faire à la Bourse de Beyrouth

L'accessibilité de la Bourse locale nécessite d'être améliorée dans différents domaines, selon MSCI Barra
Dans une étude portant sur 75 places financières, MSCI Barra a proposé une série de mesures pour améliorer l'accessibilité de la Bourse de Beyrouth.
L'enquête, citée par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, évalue les différentes Bourses selon quatre critères : l'ouverture aux investisseurs étrangers, la facilité de la circulation des flux de capitaux, l'efficacité de la structure opérationnelle et la stabilité des institutions. Le rapport explique que ces critères reflètent la vision des investisseurs institutionnels qui mettent l'accent sur l'égalité entre les différents agents, le libre mouvement des capitaux, le coût de l'investissement et le risque spécifique au pays.
En ce qui concerne le critère d'ouverture aux investisseurs étrangers, l'étude a souligné l'inexistence de contraintes limitant l'achat de titres par les acteurs non libanais. Néanmoins, elle a noté qu'il faudrait améliorer l'égalité entre les différents investisseurs, notamment en publiant en anglais les informations portant sur les entreprises cotées.
MSCI Barra a aussi remarqué qu'il n'y a pas de contrainte aux flux de capitaux. L'organisation a toutefois noté l'absence de marché off-shore de la devise nationale ainsi que l'interdiction faite aux investisseurs étrangers de détenir des positions en livre libanaise sur le marché des changes local.
L'étude a en outre expliqué que le cadre opérationnel devrait être amélioré, vu que l'enregistrement des intervenants est obligatoire et que ce processus nécessite un délai qui pourrait aller jusqu'à cinq jours. Elle a ajouté que les procédures de compensation et de règlement devraient être améliorées pour pallier notamment l'absence sur la Bourse de Beyrouth d'un système « Delivery Versus Payment » assurant le bon déroulement des transactions.
Le rapport a aussi indiqué que l'ensemble des actions cotées à Beyrouth ne sont pas dématérialisées en matière d'enregistrement et de dépôt. Il a également montré que la mise en concurrence limitée des brokers peut mener à une hausse des coûts de transaction, d'autant que les transferts en nature et les échanges en dehors des horaires sont interdits. Il a enfin noté le besoin pour une structure régulatrice qui permettrait les prêts d'actions ainsi que pour un cadre pratique qui rendrait possibles les ventes à découvert (« short selling »).
Soulignons enfin que MSCI Barra a inclus en novembre 2007 la Bourse de Beyrouth dans son indice « Frontier Market » qui porte sur 19 marchés situés en Asie, dans les pays européens émergents, en Afrique, au Moyen-Orient et dans les États du Commonwealth.
Dans une étude portant sur 75 places financières, MSCI Barra a proposé une série de mesures pour améliorer l'accessibilité de la Bourse de Beyrouth.L'enquête, citée par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, évalue les différentes Bourses selon quatre critères : l'ouverture aux investisseurs étrangers, la facilité de la circulation des flux de capitaux, l'efficacité de la structure opérationnelle et la stabilité des institutions. Le rapport explique que ces critères reflètent la vision des investisseurs institutionnels qui mettent l'accent sur l'égalité entre les différents agents, le libre mouvement des capitaux, le coût de l'investissement et le risque spécifique au pays.En...
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