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Liban - Cabinet

Joumblatt réclame la formation d’un gouvernement d’union nationale

Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a appelé hier à la formation d'un gouvernement d'union nationale, bénéficiant d'une « large représentation politique ».
Dans son éditorial hebdomadaire, publié dans al-Anba', organe du PSP, M. Joumblatt a estimé qu'il faut, « face aux énormes défis qui apparaissent au niveau régional et qui se manifestent dans le discours israélien extrémiste, barrant la voie à toute possibilité de règlement dans la région, se dépêcher dans la formation d'un gouvernement d'union nationale bénéficiant d'une large représentation politique, fondée sur le partenariat, loin des risques de monopole ou de paralysie ». Selon lui, la formation d'un tel gouvernement s'impose pour « faire face à toutes les difficultés qui surgiront à tous les niveaux ».
M. Joumblatt a jugé qu'Israël « pourrait exploiter n'importe quel prétexte ou même en inventer pour justifier une attaque contre le Liban », partant du principe que l'État hébreu veut « faire ressortir la rancune historique qu'il a développée à l'égard de la diversité libanaise, en raison de son système monolithique qu'il veut consacrer en imposant la théorie du judaïsme de l'État d'Israël ». Ce développement risque, à ses yeux, de provoquer un nouvel exode des Palestiniens ».
Partant de ce principe, le chef du PSP a considéré qu'il est « du devoir de toutes les parties politiques de faciliter la mission du Premier ministre désigné, Saad Hariri ». Il les a invitées « à ne pas poser des conditions rédhibitoires à sa constitution, à réclamer un niveau de représentation utopique ou à inventer des théories relatives à la représentation proportionnelle qui n'ont jamais été appliquées au Liban », en allusion aux exigences du CPL à ce niveau. « Pourquoi faut-il chercher de nouveaux usages et formules au moment où il est urgent de s'attaquer à des questions plus importantes, économiques et sociales, sans oublier les défis politiques internes et régionaux ? » s'est-il interrogé.
M. Joumblatt s'est longuement attardé ensuite sur les problèmes liés au dossier palestinien avant de rappeler que l'an prochain, le Liban occupera un siège au Conseil de sécurité de l'ONU. « Cela pourrait constituer pour le pays une occasion véritable pour défendre la cause palestinienne, s'opposer aux sanctions imposées contre des États arabes ou islamiques, rejeter le caractère périodique des rapports sur la mise en application de la résolution 1559 du Conseil de sécurité, réaffirmer que le dossier des armes du Hezbollah est une affaire intérieure qui peut être réglée à travers le dialogue et réclamer l'application de la 425 après la délimitation des frontières, ainsi que le respect des résolutions internationales, notamment la 242 relative aux territoires syriens et palestiniens occupés et la 192 sur le droit de retour des Palestiniens », a indiqué M. Joumblatt, estimant que la présence du Liban au Conseil de sécurité « peut tout aussi bien exposer le pays au danger de se laisser entraîner dans le jeu des puissances internationales ». « Cette affaire nécessite par voie de conséquence une analyse minutieuse et précise afin de déterminer ses bons et ses mauvais côtés », a-t-il observé.
Dans son éditorial hebdomadaire, publié dans al-Anba', organe du PSP, M. Joumblatt a estimé qu'il faut, « face aux énormes défis qui apparaissent au niveau régional et qui se manifestent dans le discours israélien extrémiste, barrant la voie à toute possibilité de règlement dans la région, se dépêcher dans la formation d'un gouvernement d'union nationale bénéficiant d'une large représentation politique, fondée sur le partenariat, loin des risques de monopole ou de paralysie ». Selon lui, la formation d'un tel gouvernement s'impose pour « faire face à toutes les difficultés qui surgiront à tous les niveaux ».M. Joumblatt a jugé qu'Israël...
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