Petrofac intéressé par le projet d'une raffinerie en concession
Le Britannique Petrofac envisage la reprise d'un projet de raffinerie de pétrole privée en Tunisie après un « retrait » de Qatar Petroleum, a indiqué son directeur exécutif Amjad Bseisu. « Petrofac va étudier l'offre (...) en vue d'une reprise du projet en partenariat avec l'État tunisien » pour un investissement entre 500 et un milliard de dollars, a indiqué M. Bseisu à la presse à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre tunisien Mohammad Ghannouchi. Le projet avait été attribué en mai 2007 à la compagnie Qatar Petroleum à la suite d'un appel d'offres international, auquel avait soumissionné Petrofac. Il s'agit d'une concession pour la construction et l'exploitation pendant 30 ans de la première raffinerie privée de pétrole en Tunisie d'une capacité de 120 000 barils par jour. Située au terminal pétrolier de Skhira (340 km au sud de Tunis), le coût du projet avait été alors estimé à 2 milliards de dollars pour un démarrage d'activités initialement prévu en 2011, selon le cahier des charges du projet. On ignore les motifs du retrait de Qatar Petroleum qui devait compter sur une participation de la Libye à travers la construction d'un pipeline pour alimenter la raffinerie en pétrole libyen.
Petrofac exploite déjà un champ pétrolifère offshore dit « Oudna » à Hammamet (Nord), un gisement de gaz « Chergui » (îles Kerkennah, 800 000 m3/j) et un champ pétrolifère et gazier dit « Hasdrubal » à Sfax (Sud).
Golfe
Création d'une banque de développement émiratie dotée de 2,7 milliards de dollars
Le Conseil des ministres des Émirats arabes unis a approuvé un projet de loi portant création de l'Emirates Development Bank, dotée d'un capital de 10 milliards de dirhams (2,7 milliards de dollars), a rapporte l'agence officielle WAM. En vertu du projet, le gouvernement versera 5 milliards de dirhams au capital de la nouvelle banque, destinée à contribuer au développement du pays, a ajouté l'agence sans donner d'autres précisions. L'Emirates Development Bank devait naître de la fusion de deux autres banques émiraties : la Real Estate Bank et l'Industrial Bank, avait indiqué la presse locale.
Un autre projet de fusion avait été annoncé fin 2008 entre Amlak Finance et Tamweel, les deux plus grandes sociétés de prêt immobilier à Dubaï, avec près de 7 milliards de dollars d'avoirs. Elles devaient fusionner en une banque sous le contrôle des autorités fédérales des Émirats, avait-on annoncé de source officielle.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef