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Liban

Geagea : Les critiques de Nasrallah contre le patriarche sont inadmissibles

Dans un entretien à la chaîne russe Russia today, le chef des Forces libanaises Samir Geagea a poursuivi ses attaques contre le général Michel Aoun, mais il a défendu le président Michel Sleiman et il a estimé que la façon dont le secrétaire général du Hezbollah s'est adressé au patriarche maronite Nasrallah Sfeir est inadmissible.
Geagea a commencé par féliciter le Liban et les Libanais pour la tenue des élections législatives dans un climat relativement serein et pour l'acceptation par toutes les parties des résultats de ces élections. Il a toutefois déploré le fait que certains refusent de voir la réalité des chiffres et inventent des concepts pour lancer de fausses affirmations, alors que, selon lui, tous les résultats montrent que les chrétiens du 14 Mars ont obtenu la majorité des suffrages chrétiens. Il a aussi estimé que les critiques adressées par le général Aoun aux observateurs internationaux sont inacceptables car tous ont une réputation de crédibilité et de professionnalisme. Prié de donner son avis sur l'élection de Nabih Berry à la tête du Parlement, Geagea a commencé par rendre hommage à ce dernier, avant de rappeler qu'avec certains piliers du 14 Mars, il souhaite obtenir des garanties sur le fonctionnement du Parlement, notamment sur la « non-réédition » de la fermeture de l'hémicycle qui, selon lui, doit rester un espace de dialogue en toutes circonstances, car il constitue un des piliers de la démocratie.
Geagea a rendu hommage au président Michel Sleiman qui a, selon lui, montré son intégrité et son détachement, tout comme il a rendu hommage au Premier ministre Fouad Siniora. Le chef des Forces libanaises a rejeté les allégations du secrétaire général du Hezbollah au sujet de la majorité des suffrages en opposition à la majorité des sièges. Il a aussi refusé d'accorder le tiers de blocage à l'opposition, précisant qu'il faudrait pouvoir préserver le calme sans pour autant donner le tiers de blocage. Il a aussi critiqué la revendication du général Aoun d'obtenir un nombre de portefeuilles proportionnel à sa représentativité au Parlement. « Je préfère un gouvernement d'union nationale, a-t-il déclaré, mais si l'opposition insiste sur ses revendications, le prochain gouvernement pourrait regrouper seulement des membres de la majorité actuelle. » Il a en tout cas déclaré qu'il est encore prématuré d'évoquer la formation du prochain gouvernement.
Il a enfin critiqué les propos de Nasrallah sur les positions du patriarche maronite. Il a ainsi précisé qu'il aurait compris que le secrétaire général du Hezbollah affirme qu'il n'est pas d'accord avec les propos du patriarche, mais la manière dont il s'est adressé à lui est inadmissible. Selon lui, Nasrallah n'est pas en mesure d'évaluer les positions du patriarche qui est en place depuis vingt ans et qui a fait les preuves de son arabité et de ses positions anti-israéliennes. En 1993, il avait ainsi demandé la convocation d'un sommet spirituel pour unifier les Libanais contre les agressions israéliennes.

Dans un entretien à la chaîne russe Russia today, le chef des Forces libanaises Samir Geagea a poursuivi ses attaques contre le général Michel Aoun, mais il a défendu le président Michel Sleiman et il a estimé que la façon dont le secrétaire général du Hezbollah s'est adressé au patriarche maronite Nasrallah Sfeir est inadmissible. Geagea a commencé par féliciter le Liban et les Libanais pour la tenue des élections législatives dans un climat relativement serein et pour l'acceptation par toutes les parties des résultats de ces élections. Il a toutefois déploré le fait que certains refusent de voir la réalité des chiffres et inventent des concepts pour lancer de fausses affirmations,...
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