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Liban

Le Tachnag : Murr est passé du « défenseur » au « contempteur » des Arméniens

Le comité central du Tachnag a déploré hier la transformation du député Michel Murr qui, selon lui, après avoir été « le principal défenseur » de la communauté arménienne, en est devenu aujourd'hui « le premier contempteur ».
Dans un communiqué publié au lendemain des accusations lancées contre lui par l'ancien vice-président du Conseil, le Tachnag s'est efforcé de riposter point par point aux arguments chiffrés qu'il avait avancés, mais en évitant d'apporter une réponse directe et explicite au principal point développé par M. Murr, relatif au gonflement qu'il avait jugé « anormal » du vote arménien au Metn.
Le député avait indiqué mardi que lors de l'élection partielle de 2007 au Metn, la participation arménienne avait atteint 9 200 voix au total, soit 28 % des inscrits arméniens dans cette circonscription. Le comité central du Tachnag réplique dans son communiqué que le total des voix arméniennes s'était monté en réalité à 10 300 voix, soit 32 % des inscrits.
D'autre part, le Tachnag estime que M. Murr n'a pas pris en compte la hausse générale de la participation au Metn en 2009, les votants ayant atteint cette année près de 97 000 contre 83 000 lors de la partielle de 2007. « Par conséquent, l'augmentation du nombre de voix arméniennes au Metn n'est pas censée susciter les interrogations de M. Murr, dans la mesure où la hausse a touché toutes les communautés dans cette circonscription, comme d'ailleurs toutes les circonscriptions », souligne le texte.
Cette réponse donne implicitement à penser que la communauté arménienne, à l'instar des autres communautés, disposait de réserves de voix inutilisées auparavant. Or c'est bien ce qu'entendait nier M. Murr lorsqu'il s'est interrogé sur la provenance des voix arméniennes supplémentaires.
« Il est surprenant de voir que M. Murr, qui était le principal défenseur des électeurs arméniens au Metn, se transforme pour devenir leur premier contempteur, après une relation étroite de soixante ans entre lui et notre parti », poursuit le Tachnag, révélant « une coordination entre les deux parties jusqu'à trois jour avant la date du scrutin, lorsque M. Murr nous a demandé de répartir nos voix sur les deux candidats grecs-orthodoxes de la liste (aouniste) à 50/50, ce qui a effectivement eu lieu ».
« Il est également surprenant de constater que M. Murr fait tout ce qu'il est possible de faire pour prouver qu'il n'a pas obtenu des voix en provenance du Tachnag, alors que les résultats des urnes arméniennes montrent clairement qu'il a obtenu plus de 5 000 voix de ces urnes. Ses colistiers n'ayant obtenu, eux, que 2 800 voix en provenance de la même origine, cela signifie que les
2 200 suffrages supplémentaires qui se sont portés sur son nom viennent à n'en pas douter des électeurs du Tachnag », affirme le texte.
Au sujet des accusations de fraude et de falsification de pièces d'identité, le Tachnag affirme « attendre patiemment la décision que prendra le parquet ». « Nous pourrions alors confirmer combien nous sommes loin de ces accusations que nous adressent régulièrement tous ceux qui ne bénéficient pas des voix arméniennes », ajoute le communiqué.
Le Tachnag conclut en condamnant « les tentatives de certaines parties de se comporter à l'égard des Arméniens comme s'ils étaient des citoyens de seconde zone » et en réaffirmant « le droit des Arméniens à exercer leurs devoirs nationaux conformément à leurs convictions à l'instar de tous les citoyens libanais ».

Le comité central du Tachnag a déploré hier la transformation du député Michel Murr qui, selon lui, après avoir été « le principal défenseur » de la communauté arménienne, en est devenu aujourd'hui « le premier contempteur ». Dans un communiqué publié au lendemain des accusations lancées contre lui par l'ancien vice-président du Conseil, le Tachnag s'est efforcé de riposter point par point aux arguments chiffrés qu'il avait avancés, mais en évitant d'apporter une réponse directe et explicite au principal point développé par M. Murr, relatif au gonflement qu'il avait jugé « anormal » du vote arménien au...
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