Rechercher
Rechercher

Sport - Tennis

La face cachée de Roland-Garros

Grand chelem Un tournoi, cela se joue sur des détails, ce sont les joueurs qui le disent. Mais un « majeur », c'est 127 résultats qui s'enchaînent, des victoires historiques, des émotions si fortes qu'on en oublie tout. Avant Wimbledon, il fallait éclaircir le mystère de Roland-Garros 2009.
Les balles n'étaient pas adaptées aux lifteurs !
Exit les tordus de la prise grande ouverte, dehors les « rotateurs de balle », cachez ce lift que les organisateurs ne sauraient voir, voilà ce que l'on aurait pu entendre pendant la quinzaine de Roland-Garros. Parmi les quart-de-finalistes du tableau messieurs comme du tableau dames, cherchez les intrus, ce sont les gratteurs de balle, les limeurs de fond. À qui profite le lift aujourd'hui ? Plus aux lifteurs d'origine. Les fils de Beratasegui et de Bruguera ont été déshérités. Tommy Robredo seul peut se vanter d'avoir atteint ce stade de la compétition grâce à ses belles volutes qui font vriller le radius et le cubitus comme des toupies. Et il a échoué sans pouvoir dire une seule réplique face au canon à balle argentin Juan Martin Del Potro.
Rafael Nadal éliminé par Robin Söderling ? Ce n'était pas une surprise non plus si l'on regarde le tableau sous cet angle. Le lift du Suédois mijote autant dans sa raquette qu'un poivron dans un wok chinois, mais c'est aussi pimenté. Et comme ça tombe de très haut, ça fait mal. Nadal a connu une indigestion de frappes à peine enroulées. Lui qui jouait à saute-mouton avec ses balles et ses adversaires lors des tournois précédents, lui le maître du punch et de la rotation par seconde a vu son lift cuire à l'étouffé. Un apéritif pour le grand Robin. Comment explique-t-on que Tommy Haas, Del Potro, Söderling, Fernando Gonzalez et même Gaël Monfils ont joué les terreurs dans ce tournoi ? C'est Guillermo Vilas qui avait trouvé "la" raison de l'évanouissement (momentané ?) des saveurs du lift : c'est la faute des balles! Sous-entendu, choisies plus lourdes par les organisateurs pour niveler les valeurs (comme la pelouse de Wimbledon a ralenti les balles avec les ans). C'est réussi. Messieurs, l'année prochaine, frappez des coups droits, mais n'en faites pas un plat.

L'humidité a joué en faveur de Federer
Roger Federer est un lifteur hors pair, mais c'est un lifteur vif, comme la plupart des joueurs cités plus haut et qui ont fait les choux gras du tournoi. Un coup droit tonique, moins enroulé que les artistes du lift qui vous transforment un banal retour en lob après rebond. On l'a retrouvé dans les grands moments de son tournoi. Cependant, ce que Federer adore sur terre, c'est d'y planter ses petits chops courts croisés de revers. C'était son péché mignon les années précédentes, avec la punition répétitive de Rafael à la fin. Là, son chop a quelquefois tourné à l'amortie, il n'a pas rencontré Nadal et a fait fleurir des points décisifs. Paris et sa pluie fine, Paris et les saucisses frites de ses travées avaient un goût hanséatique cette année, un goût de Hambourg, là où Roger Federer avait battu Rafael Nadal pour la première fois sur terre battue (2007). Il avait perdu sa première demi-finale de Roland-Garros 2005 contre le Majorquin un soir d'orage, alors qu'il était le grand favori, il a pu confondre ses larmes aux gouttes de pluie parisiennes, les mêmes qui ont pesé un peu plus lourd sur les raquettes des puncheurs Del Potro et Soderling.

Rodgeur voulait se lâcher et Rafa nager dans sa piscine
Perdre deux finales pour une poignée de points à Wimbledon l'an passé et à l'Open d'Australie cette année face à Nadal, échouer à chaque Masters 1000, c'était dur pour Roger Federer. À Miami, on l'avait vu casser sa raquette de rage pour la première fois depuis longtemps. Comme au bon vieux temps de sa folle jeunesse, quand finir un match concentré n'était pas une évidence pour le Suisse. La nervosité le dévore-t-il ? Oui, mais pas vraiment pour des raisons tennistiques. Monsieur venait d'apprendre qu'il allait être papa cet automne. Et d'officialiser ainsi la nouvelle par un mariage juste avant la saison sur terre. Un mariage et une lune de miel sérieuse, au boulot, ou presque à Monaco. Il manquait quelque chose. La cerise sur le gâteau de Mirka, et un peu de décadence à la parisienne.
Avec un titre historique et une « party » arrosée, tout le monde a été comblé : « J'ai bu un peu de champagne... Bon j'étais un peu "pété" parce que je n'avais pas mangé. (...) J'ai même un peu dansé avec ma mère et des gamins », avouait-il le lendemain comme un adolescent après une fugue d'un soir. Pendant que « Rodgeur » nage dans son bonheur sans vague de futur père de famille, Rafael Nadal profite de l'air marin à Majorque avec sa copine Xisca. Et si c'était ça la vraie vie, loin des courts, à faire du jet-ski avec sa chérie... On le saura à Wimbledon, si le n° 1 mondial a physiquement récupéré (tendinites aux genoux) de son début de saison, pas des séances de golf à Majorque bien sûr.
Les balles n'étaient pas adaptées aux lifteurs !Exit les tordus de la prise grande ouverte, dehors les « rotateurs de balle », cachez ce lift que les organisateurs ne sauraient voir, voilà ce que l'on aurait pu entendre pendant la quinzaine de Roland-Garros. Parmi les quart-de-finalistes du tableau messieurs comme du tableau dames, cherchez les intrus, ce sont les gratteurs de balle, les limeurs de fond. À qui profite le lift aujourd'hui ? Plus aux lifteurs d'origine. Les fils de Beratasegui et de Bruguera ont été déshérités. Tommy Robredo seul peut se vanter d'avoir atteint ce stade de la compétition grâce à ses belles volutes qui font vriller le radius et le cubitus comme des toupies. Et il a échoué sans...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut