« Nous nous engageons à rendre Windows 7 disponible en Europe en même temps qu'il sera lancé dans le reste du monde, mais nous devrons aussi nous conformer aux règlements européens sur la concurrence en lançant ce produit », a déclaré le directeur juridique adjoint de Microsoft, Dave Heiner.
Cette pratique, dite de la vente liée, met aujourd'hui Microsoft dans la position délicate d'être accusé par la Commission européenne de mener des activités monopolistiques. Afin de se conformer à la réglementation européenne sur la concurrence, Microsoft a donc décidé de supprimer de son système d'exploitation son navigateur. Mais la Commission à d'ores et déjà annoncé que cela ne serait pas suffisant pour abandonner l'enquête. Dans un communiqué, celle-ci a déclaré qu'elle aurait préféré « avoir un choix de navigateurs, pas que Windows soit fourni sans aucun
navigateur ».
Concrètement, les possesseurs de Windows 7 devront télécharger et installer Internet Explorer pour pouvoir l'utiliser. Ils pourront bien évidemment utiliser l'un des nombreux concurrents de cet outil, comme Firefox, Chrome ou encore Opera.
Par ailleurs, Microsoft aurait envoyé aux constructeurs d'ordinateurs qui seront équipés de Windows 7 un document précisant qu'ils seront libres de distribuer leurs machines avec un autre navigateur s'ils le souhaitent, voire plusieurs logiciels.
Déjà en 2004, la Commission européenne avait condamné Microsoft à une amende de 497 millions d'euros pour avoir intégré Windows Media Player à Windows. En septembre 2007, la Cour européenne de justice avait confirmé cette condamnation et augmenté le montant de l'amende, passant à 1,6 milliard d'euros en raison du manque de coopération de Microsoft.
La plainte actuelle contre la vente liée d'Internet Explorer a été déposée par la société norvégienne Opera Software auprès de la Commission européenne pour abus de position dominante. Suite à cette première plainte, la fondation Mozilla et Google se sont joints à Opera Software.
Windows 7
pour le 22 octobre
Par ailleurs, l'information est désormais officielle et confirmée : le prochain Windows sortira le 22 octobre prochain. Une mise à jour de Vista à 7, à prix avantageux ou même gratuit, est envisagée pour les prochains acquéreurs de PC.
L'information était un peu éventée, depuis que le constructeur de PC Acer avait annoncé son premier modèle tournant sous Windows 7 pour le 22 octobre. Mais cette fois-ci, c'est Microsoft qui confirme clairement l'information, 7 sera bel et bien à cette même date dans les étals des magasins en version boîte et installé dans les PC en vente.
Seconde annonce importante : il y aura bien des offres de mises à jour intéressantes, pour migrer de Vista à Windows 7. Celles-ci sont à définir par les constructeurs de PC et ne concerneront que les ordinateurs achetés prochainement. Il faut ainsi bien se renseigner pour savoir si le PC convoité bénéficie d'une telle offre. La mise à jour vers 7 sera alors gratuite, ou il faudra simplement payer les frais de port pour recevoir le DVD du nouveau système d'exploitation. Autrement dit, on pourra changer de PC avant la sortie de 7 et bénéficier quand même du nouveau Windows, à condition d'opter pour un ordinateur éligible à ces offres.
Du côté des versions
Bonne nouvelle pour les netbooks, la version Starter de Windows 7, destinée à ces portables à bas prix, ne sera plus aussi limitée que prévue. Microsoft à cédé face aux récriminations de fans. Il était en effet prévu que sur ces moutures, on ne puisse lancer que 3 applications au maximum en simultané. Une restriction désormais abandonnée.
Enfin, il faut savoir que durant la seconde moitié de juillet, Microsoft proposera aux testeurs motivés la version Release To Manufacturing, la mouture finale de son OS, celle qui sera envoyée aux constructeurs informatiques. Entre cette date et la sortie grand public paraîtra certainement Windows 7 Pro, destinée à équiper les grandes entreprises. La dernière grande incertitude qui demeure reste le prix des différentes versions, pas encore annoncé.


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