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Liban

Gemayel réclame un plan d’action pour contrer l’implantation des Palestiniens

Au lendemain des prises de position du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, excluant un retour des réfugiés palestiniens sur le territoire de 1948, l'ancien président de la République Amine Gemayel a appelé toutes les parties libanaises à se réunir pour adopter un plan d'action visant à contrer l'implantation des réfugiés au Liban.
M. Netanyahu « a supprimé définitivement le droit au retour », a déclaré M. Gemayel lors d'une conférence de presse au siège central des Kataëb, à Saïfi. « Cela nécessite une riposte responsable sur les plans libanais, arabe et international. »
« Nous devons examiner cette question de façon sérieuse à la table de dialogue. Il nous faut prendre à cet égard des mesures pratiques, loin des slogans que l'on répète sans rien faire de concret à cet égard. Nous devons organiser des rencontres arabes et internationales avant qu'il ne soit trop tard », a-t-il dit.
M. Gemayel a en outre condamné la proclamation par M. Netanyahu de Jérusalem comme « capitale éternelle d'Israël ». Faisant sienne une ancienne proposition du Vatican, visant à transformer Jérusalem en « capitale ouverte pour toutes les religions », M. Gemayel a suggéré la tenue d'une conférence tripartite (islamo-judéo-chrétienne) à ce sujet.
Prié de dire s'il est vrai que le Premier ministre, Fouad Siniora, a déjà donné son accord au président palestinien Mahmoud Abbas au sujet du maintien des réfugiés palestiniens au Liban, M. Gemayel a dit : « M. Siniora ne peut pas avoir donné un tel accord. C'est une calomnie visant à paralyser le pouvoir au Liban. »
Sur le plan intérieur, l'ancien chef d'État s'est prononcé en faveur de « l'alternance » lors de la prochaine élection du président de la Chambre, sans toutefois écarter de manière formelle une réélection de Nabih Berry.
« Il y a une alternance au niveau de la présidence de la République et à celui de la présidence du Conseil. En revanche, je ne sais pas où se trouve l'alternance pour ce qui touche à la présidence de la Chambre », a-t-il relevé.
De plus, a ajouté M. Gemayel, notre expérience avec M. Berry n'est pas positive. Nous savons comment il s'est totalement aligné sur les positions du 8 Mars pour considérer le précédent cabinet comme étant illégitime et pour fermer le Parlement durant une longue période », a-t-il dit.
« L'alternance est essentielle et est au cœur de notre système politique. M. Berry est président de la Chambre depuis le début des années quatre-vingt-dix. Je pense qu'il y a beaucoup de talents au Parlement et il faudrait que l'occasion leur soit donnée. C'est mon point de vue et c'est la position des Kataëb. Je souhaite que nos alliés la comprennent », a poursuivi M. Gemayel, soulignant toutefois que « la décision finale sera prise en concertation avec eux ».
À un journaliste qui lui a demandé s'il y avait une alternative à M. Berry, il a répondu : « Un pays ne peut pas se limiter à un seul individu. Si, à Dieu ne plaise, Nabih Berry souffre d'une migraine, faudra-t-il que l'État tout entier s'arrête de fonctionner ? »
M. Gemayel a par ailleurs jugé « naturel » que le prochain gouvernement soit dirigé par le chef du Courant du futur, Saad Hariri.

Au lendemain des prises de position du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, excluant un retour des réfugiés palestiniens sur le territoire de 1948, l'ancien président de la République Amine Gemayel a appelé toutes les parties libanaises à se réunir pour adopter un plan d'action visant à contrer l'implantation des réfugiés au Liban.M. Netanyahu « a supprimé définitivement le droit au retour », a déclaré M. Gemayel lors d'une conférence de presse au siège central des Kataëb, à Saïfi. « Cela nécessite une riposte responsable sur les plans libanais, arabe et international. »« Nous devons examiner cette question de façon...
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