Pour le secrétaire général du Hezb, le discours du Premier ministre israélien a détruit les espoirs et les paris de tous les Arabes et de tous les gouvernements « ainsi que tout le mouvement arabe modéré qui pariait sur le succès d'un compromis dans la région et se réjouissait du rôle que jouait l'administration américaine » dans le processus de paix régional.
Hassan Nasrallah s'est ensuite interrogé : « À quoi s'attendent les Arabes modérés et tous les Arabes en général, et en particulier les Palestiniens, de M. Netanyahu et du gouvernement de Netanyahu et Lieberman ? S'attendaient-ils à autre chose que cela ? » Le Premier ministre a « bloqué hier toutes les ouvertures » et « détruit le climat d'optimisme » qui prévalait, « et ce qui est encore plus déprimant c'est le scénario qui est en train d'être joué par l'administration américaine pour perdre le temps des peuples arabes. Mais les commentaires de l'administration de Barack Obama sur le discours de M. Netanyahu ont permis de faire connaître les véritables motivations de cette administration ». Il convient de souligner que la Maison-Blanche avait affirmé hier que les propos du Premier ministre israélien sont « un premier pas important et positif ».
« Si nous lisons ce discours, nous n'y trouvons aucune initiative positive ou importante, au contraire ce discours détruit toute l'œuvre des modérés », a relevé Hassan Nasrallah, avant de rappeler que l'ancien Premier ministre Ariel Sharon avait affirmé à propos de l'initiative arabe qu'elle ne valait pas « l'encre avec laquelle elle a été rédigée ». M. Netanyahu « a voulu réaffirmer cela aujourd'hui par le biais de son discours ». Le secrétaire général du Hezb a dans ce contexte appelé les dirigeants arabes à « mettre un terme à leurs faux paris (...) et à prendre une position ferme et tranchante » vis-à-vis de l'ennemi israélien.


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