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Liban

Solana : Le Hezbollah est une composante de la vie politique libanaise

Le diplomate en chef de l'Union européenne Javier Solana a clôturé samedi sa visite à Beyrouth au cours de laquelle il s'est entretenu avec le président Michel Sleiman, le Premier ministre, Fouad Siniora, le chef du Courant du futur, Saad Hariri, le président de la Chambre, Nabih Berry (chez qui il s'est rendu à Msaïleh, au Liban-Sud), et le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh. Avant de se rendre au Caire, M. Solana a conféré au siège du Parlement avec le député hezbollahi Hussein Hajj Hassan, en présence du président de la Délégation de la Commission européenne à Beyrouth, l'ambassadeur Patrick Laurent, de l'ambassadrice de la République tchèque (dont le pays préside l'UE) et du représentant du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, Michaël Williams.
Avant son départ pour Le Caire, M. Solana a donné au salon d'honneur de l'aéroport une conférence de presse au cours de laquelle il a évoqué, en réponse aux questions des correspondants de presse, son entretien avec Hussein Hajj Hassan ainsi que le bilan des élections législatives, parallèlement aux perspectives de paix dans la région et aux efforts déployés sur ce plan par la communauté internationale. Reflétant clairement un réchauffement des relations entre l'UE et le Hezbollah, le responsable européen a notamment souligné que le Hezbollah est « l'une des composantes de la vie politique au Liban ». « Il est représenté au Parlement et assumera certaines responsabilités », a-t-il déclaré.
L'entrevue avec Hussein Hajj Hassan, note-t-on, est une première entre un représentant européen de ce niveau et le parti chiite. Interrogé sur le fait de savoir s'il partageait le point de vue de Washington selon lequel le Hezbollah est une organisation terroriste, M. Solana a déclaré : « Les listes d'organisations terroristes ne sont pas les mêmes dans tous les pays. »
M. Hajj Hassan a déclaré pour sa part à l'AFP que cette réunion était l'expression de « plus d'ouverture et d'un niveau d'ouverture supérieur de la part de l'UE vers le Hezbollah ». Il a estimé qu'avec cette rencontre, l'UE adoptait une attitude « plus réaliste » vis-à-vis du Liban.
À l'issue de l'entretien avec M. Solana, le député hezbollahi a indiqué qu'il avait exposé au responsable européen le point de vue de son parti concernant la situation au Liban et la conjoncture régionale, mettant l'accent sur les violations israéliennes de la souveraineté libanaise et « sur le rôle assumé par l'État libanais, l'armée libanaise et la résistance au Liban pour faire face aux menaces et aux agressions israéliennes ». Soulignant, en réponse à une question, que « le Hezbollah ne croit pas dans le processus de paix », M. Hajj Hassan a affirmé que les événements des 19 dernières années, depuis la conférence de Madrid, apportent la preuve que « ce qui est qualifié de processus de paix n'est qu'une chimère et ne se traduit que par davantage de concessions ».
Mettant l'accent sur la nécessité de s'opposer aux projets d'implantation des réfugiés palestiniens, de manière à s'en tenir au droit de retour des réfugiés, M. Hajj Hassan a relevé « le climat positif » qui a marqué sa réunion avec M. Solana, affirmant que cela reflète « des indices très positifs pour l'avenir ». Interrogé sur le dossier de l'arsenal militaire du Hezbollah, M. Hajj Hassan a indiqué que cette question avait été soulevée par M. Solana et qu'il avait répondu que le problème de « la stratégie de défense est au cœur de la conférence de dialogue parrainée par le président de la République ».

« Perplexité » en Israël
Il convient d'indiquer que la réunion entre M. Solana et le député du Hezbollah a suscité un sentiment de « perplexité » en Israël, rapporte l'AFP dans une dépêche datée de Jérusalem, citant un responsable israélien.
« Cet entretien nous laisse perplexes, et nous osons espérer que M. Solana a profité de l'occasion pour exiger le désarmement du Hezbollah et la fin de la contrebande d'armes entre la Syrie et le Hezbollah », a affirmé à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ygal Palmor.
« Les responsables européens, pour ce qui est de leurs rapports avec le Hezbollah, devraient se rappeler du vote du Parlement européen en mars 2005 qui avait appelé le Conseil européen à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux activités terroristes du Hezbollah », a ajouté le porte-parole.

L'UE satisfaite du résultat des élections
Pour en revenir au bilan des entretiens officiels de M. Solana à Beyrouth, il a été évoqué lors d'une conférence de presse que le responsable européen a tenue au palais Bustros à l'issue d'une séance de travail avec M. Salloukh, ainsi que dans des déclarations faites à la presse.
M. Solana a notamment déclaré que l'UE était « contente des résultats des élections législatives de 2009 ». « Ils reflètent la maturité du pays », a-t-il dit.
Rappelant que le monde fait face à une crise économique internationale, M. Solana a souligné que les responsables politiques libanais rivaux « réalisent la responsabilité à laquelle ils font face », ajoutant attendre d'eux qu'ils « trouvent un moyen de faire avancer le pays et de former un gouvernement » dès que possible.
Le diplomate en chef de l'Union européenne Javier Solana a clôturé samedi sa visite à Beyrouth au cours de laquelle il s'est entretenu avec le président Michel Sleiman, le Premier ministre, Fouad Siniora, le chef du Courant du futur, Saad Hariri, le président de la Chambre, Nabih Berry (chez qui il s'est rendu à Msaïleh, au Liban-Sud), et le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh. Avant de se rendre au Caire, M. Solana a conféré au siège du Parlement avec le député hezbollahi Hussein Hajj Hassan, en présence du président de la Délégation de la Commission européenne à Beyrouth, l'ambassadeur Patrick Laurent, de l'ambassadrice de la République tchèque (dont le pays...
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