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Liban

Hariri pour « un dialogue calme, sans a priori »

Le député Saad Hariri, chef du Bloc du futur, s'est prononcé samedi en faveur d'un « dialogue calme, loin des a priori », et a défini une série de positions à l'issue d'une réunion avec le président de la République Michel Sleiman, à Baabda, au cours de laquelle il l'a « félicité pour la réalisation de l'organisation des élections en un seul jour ». « J'ai assuré le président de la volonté du Courant du futur et des forces du 14 Mars de voir régner une atmosphère d'entente, de calme et de modération dans le pays, afin qu'on puisse profiter des développements régionaux », a-t-il poursuivi.
Et d'ajouter : « Nous avons également abordé le sujet des élections et l'importance qu'accordent les forces du 14 Mars à la question de la parité. Nous avons parlé de la visite de (l'émissaire américain) George Mitchell, et je lui ai exposé la teneur de mon entrevue avec lui, insistant sur notre refus de l'implantation (des réfugiés palestiniens au Liban), une affaire considérée comme au centre du processus de paix. »
Interrogé sur la possibilité qu'il soit désigné Premier ministre, M. Hariri a déclaré qu'« il ne faut pas brûler les étapes », faisant remarquer qu'il fallait tout d'abord élire un président du Parlement et organiser des consultations parlementaires avant de former le gouvernement, assurant qu'il fallait tenir compte de ceux qui ont voté pour les forces politiques de l'opposition. « Notre responsabilité est de réunifier les rangs des Libanais, a-t-il poursuivi. Les forces du 14 Mars privilégient toujours les mêmes valeurs, et font de l'indépendance et des intérêts du citoyen libanais une priorité. Beaucoup de choses nous rassemblent, mais les conflits demeurent et seront traités sur une table de dialogue qui devrait être reformée. Le plus important, c'est d'éviter les a priori, et de recourir à un dialogue calme entre les hommes politiques. »
En réponse à une question, M. Hariri a rappelé qu'il restait « ouvert au dialogue avec tous ». Interrogé sur l'attitude des autorités syriennes qui se diraient prêtes à le recevoir, M. Hariri a affirmé que « le plus important, pour nous, c'est que les relations libano-syriennes se limitent aux deux États, et non pas à des relations avec des individus ». « Il faut que l'État libanais trouve son compte dans ces relations, ainsi que l'État syrien, a-t-il ajouté. Nous donnons à l'intérêt du Liban la priorité et tout ce qui peut lui être utile économiquement, industriellement ou commercialement, nous importe. »
Sur les réformes annoncées par le président de la République, M. Hariri a estimé qu'il y a « beaucoup de lois qui devront être adoptées pour enclencher le processus de réformes ». Et de poursuivre : « Il faut élaborer ces projets de lois pour être en mesure de lancer les réformes nécessaires, et pour faciliter aux Libanais et aux Libanaises leur travail dans ce pays. Imaginez un Liban stable. Nous nous demandons souvent ce qui pousse les jeunes à émigrer. Cela a à voir avec l'instabilité et l'absence de véritables réformes, et avec une routine administrative qui rend les formalités ardues. Il faut alléger la bureaucratie, c'est une priorité pour le président de la République, et elle sera celle de n'importe quel gouvernement futur. Il nous importe, également, que les investissements se fassent en toute sécurité, d'autant que l'armée et les forces de l'ordre recevront certaines aides afin de pouvoir mieux assurer la sécurité des citoyens. »
Par ailleurs, M. Hariri a reçu samedi, à Koraytem, le représentant personnel du secrétaire général des Nations unies au Liban, Michael Williams, ainsi que l'ambassadeur de France André Parant, et a discuté avec eux des derniers développements. Il a également eu un entretien avec le président du conseil exécutif des Forces libanaises Samir Geagea, avec qui il a abordé la question des élections législatives. La veille, il avait reçu le président du parti Kataëb, Amine Gemayel.
Enfin, M. Hariri a quitté Beyrouth hier à l'aube à bord d'un avion privé, en compagnie du député Bassem Sabeh, pour une visite à caractère privé en Arabie saoudite.
Le député Saad Hariri, chef du Bloc du futur, s'est prononcé samedi en faveur d'un « dialogue calme, loin des a priori », et a défini une série de positions à l'issue d'une réunion avec le président de la République Michel Sleiman, à Baabda, au cours de laquelle il l'a « félicité pour la réalisation de l'organisation des élections en un seul jour ». « J'ai assuré le président de la volonté du Courant du futur et des forces du 14 Mars de voir régner une atmosphère d'entente, de calme et de modération dans le pays, afin qu'on puisse profiter des développements régionaux », a-t-il poursuivi. Et d'ajouter :...
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