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Économie - Iran

Défis économiques pour le futur président

Le prochain président iranien aura la tâche difficile de remettre sur les rails l'économie du pays, affligée d'une inflation qui dépasse 25 % et appauvrie par la chute des revenus pétroliers.
Le premier mandat du président Mahmoud Ahmadinejad n'a pas été seulement marqué par ses tirades antioccidentales et anti-israéliennes, mais aussi par une dégradation du chômage, qui a atteint 12,5 % au début 2009 contre 10,5 % quatre ans plus tôt.
Les adversaires du président l'accusent d'avoir dilapidé les revenus du quatrième exportateur de brut dans le monde, en les injectant massivement dans la consommation intérieure.
« Le gouvernement a engrangé de 60 à 65 milliards de dollars par an, mais il (Ahmadinejad) n'a fait que lancer des slogans », a dit l'économiste Moussa Ghaninejad.
Les rivaux du président pour le scrutin du 12 juin ont promis une nouvelle politique économique pour stopper la dégradation de la situation, en donnant un plus grand rôle au secteur privé.
Mais pour M. Ghaninejad, c'est la baisse actuelle des revenus pétroliers, qui contribuent à plus de 50 % au budget de l'État, qui sera le plus grand problème du futur président.
Durant les quatre dernières années, l'Iran a exporté pour 272 milliards de dollars de pétrole et gaz, contre 172,5 milliards pendant les huit ans de présidence du réformateur Mohammad Khatami (1997-2005).
Mais cette manne, due à la hausse vertigineuse des prix du brut sur les marchés mondiaux, s'est accompagnée d'une forte inflation sur les produits de première nécessité. Du coup, un Iranien sur cinq vit en-dessous du seuil de pauvreté.
Pour l'économiste Saïd Leylaz, le principal problème est « la stagnation économique et le déficit budgétaire ».
« Durant les quatre dernières années, la croissance des investissements a été plus faible que la croissance économique, ce qui est dangereux », a-t-il dit.
La stabilité et « l'économie libérale qui encouragent le secteur privé » sont les seuls moyens de soutenir la croissance, selon lui.
Ce sera difficile pour le futur président dans la mesure où la confrontation entre l'Iran et la communauté internationale sur son programme nucléaire a isolé le pays des investissements et de la technologie des Occidentaux dans le secteur des hydrocarbures. Depuis quatre ans, les grandes compagnies occidentales ont gelé leurs projets énergétiques dans le pays.
M. Leylaz estime que « les slogans de justice économique » de M. Ahmadinejad sont justes mais il a qualifié les mesures mises en œuvre pour les appliquer d' « amateuristes ».
Les énormes prêts à faible intérêt distribués à travers le pays ont épuisé les ressources bancaires, sans être utilisés à bon escient. La baisse des taux d'intérêt bancaires a eu elle aussi des effets néfastes, surtout quand ces taux étaient inférieurs à l'inflation.
« Certains emprunteurs ont obtenu des prêts à 10 % et les ont revendus à d'autres personnes avec un taux de plus de 25 %. Dans l'histoire bancaire, une telle corruption n'a jamais existé », a dit M. Leylaz.
M. Ahmadinejad a défendu son programme économique en insistant sur la « stabilité » de l'économie iranienne par rapport à l'économie mondiale et en affirmant que l'inflation domestique était due en partie à la hausse des prix mondiaux.
Le seul programme bien reçu par les économistes a été celui accordant des prêts à bas taux d'intérêt pour la construction de logements, selon M. Ghaninejad.
Le prochain président iranien aura la tâche difficile de remettre sur les rails l'économie du pays, affligée d'une inflation qui dépasse 25 % et appauvrie par la chute des revenus pétroliers.Le premier mandat du président Mahmoud Ahmadinejad n'a pas été seulement marqué par ses tirades antioccidentales et anti-israéliennes, mais aussi par une dégradation du chômage, qui a atteint 12,5 % au début 2009 contre 10,5 % quatre ans plus tôt.Les adversaires du président l'accusent d'avoir dilapidé les revenus du quatrième exportateur de brut dans le monde, en les injectant massivement dans la consommation intérieure.« Le gouvernement a engrangé de 60 à 65 milliards de dollars...
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