Mais, compteurs remis à zéro, le temps est plus que jamais à la réflexion, à la pensée, seule dignité inaliéable. La menace, nous la subissons encore. Elle rameute derrière son drapeau jaune frappé de la mitraillette, le chantage permanent, le terrorisme culturel, la régression démocratique et la guerre de cent ans.
Il est essentiel que les Libanais - à commencer par les chrétiens - s'écoutent pour s'entendre autour d'une vision exclusivement libanaise. Ce pays ne peut pas être astreint à la seule loi de la géographie. Pourquoi avons-nous honte de nous distinguer de notre environnement ? Pourquoi avons-nous peur de la diversité ? Revalorisée, elle constituerait une source de richesse culturelle. Il y a certes des sujets qui fâchent, certains « existentiels ». Il est temps de les regarder en face sans cette dérive des mentalités qu'est la culture de l'équivoque. L'État doit tout naturellement récupérer ses droits légitimes sur l'ensemble du territoire national. C'est à présent que la majorité, issue des urnes - sous l'égide d'un président de la République exemplaire -, se doit, nous doit, de relever le défi à une altération de la démocratie. Pourrions-nous à cette occasion rappeler à notre ami M. Walid Joumblatt - admirable dans son combat fédérateur - un indispensable critère ? Oui pour gagner en tolérance, en écoute. Oui pour écorcher les préjugés (pas l'intelligence). Mais non pour les compromissions. Il y a une majorité de Libanais qui ne veulent plus revoir sur le devant de la scène les personnages d'un hier nauséeux, qui ont longtemps bloqué les institutions (Parlement compris) ; une perversion qui minerait jusqu'à la caricature la consultation qui vient de s'achever. Oui pour la vie et l'amour de l'autre, mais jamais poussé jusqu'à la haine de soi. Abstenons-nous d'insulter davantage l'avenir.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef