Proche-Orient
Colonisation : pas de trace d'accord entre Israël et Bush, affirme Clinton
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a rejeté hier les affirmations israéliennes sur l'existence d'engagements de l'administration Bush envers Israël sur un gel des colonies juives, affirmant qu'il n'en existe aucune trace officielle.
« Nous avons les comptes-rendus des négociations, c'est-à-dire le document officiel qui a été remis à l'administration Obama par l'administration Bush sortante », a déclaré la chef de la diplomatie américaine à des journalistes. « Il n'y a aucune trace d'accord verbal ou informel », a ajouté Mme Clinton. Elle était interrogée sur les récentes déclarations de responsables israéliens, notamment le ministre des Transports, Israël Katz, qui avait accusé l'administration Obama de ne pas respecter les accords passés avec celle de son prédécesseur George W. Bush. En outre, dans une chronique publiée dans la presse israélienne, l'ancien négociateur d'Ariel Sharon, Dov Weisglass, affirmait que l'administration Bush avait accepté le principe d'une expansion « naturelle » des colonies juives en Cisjordanie à l'intérieur de limites territoriales préconvenues. Quels qu'ils soient, ces accords ne lient pas l'administration Obama, selon Mme Clinton. « S'ils ont existé - ce que certains disent, bien sûr -, ils n'ont pas été intégrés dans la position officielle du gouvernement des États-Unis », a-t-elle poursuivi.
Erakat : La poursuite de l'occupation est « une honte » pour le monde
La poursuite de l'occupation des territoires palestiniens, 42 ans après leur conquête par Israël, est « une honte » pour la communauté internationale, a affirmé le négociateur palestinien Saëb Erakat, hier. « C'est une honte pour la communauté internationale d'avoir toléré la poursuite de la colonisation la plus hideuse depuis 42 ans alors que cette occupation continue à se consolider par la construction d'un mur, des barrages et de colonies », a déclaré M. Erakat à la presse. Il parlait à l'occasion du 42e anniversaire de la guerre israélo-arabe qui avait éclaté le 5 juin 1967 et au cours de laquelle Israël avait conquis les territoires palestiniens de Cisjordanie, Jérusalem-Est, et la bande de Gaza ainsi que le Golan syrien et le Sinaï égyptien. Aujourd'hui, « 40 % de la Cisjordanie est sous le contrôle de l'empire de la colonisation israélienne », a-t-il ajouté.
Israël allège les restrictions à deux barrages en Cisjordanie
L'armée israélienne a annoncé hier la levée des restrictions imposées aux Palestiniens à deux barrages militaires de Cisjordanie. Cette décision intervient au lendemain du discours de Barack Obama au Caire, où le président américain a invité Israël à prendre des mesures concrètes pour améliorer la vie quotidienne des Palestiniens vivant sous occupation israélienne. Dans un communiqué, l'armée a précisé que le point de passage connu sous le numéro 422, à l'est de la ville de Kalkilya, et un barrage voisin situé à Hableh avaient été ouverts aux allées et venues des Palestiniens des villages avoisinants. « Ces mesures font partie des gestes de bonne volonté autorisés par le gouvernement israélien après évaluation de la sécurité », a ajouté l'armée.
Iran
La famille Rafsandjani va porter plainte contre Ahmadinejad
La famille de l'ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani va porter plainte contre le président Mahmoud Ahmadinejad pour diffamation, a annoncé hier son frère Mohammad Hachémi à l'agence Mehr. Selon lui, cette plainte (...) contre les accusations du président Ahmadinejad sera déposée après l'élection du 12 juin pour empêcher que les partisans du président l'utilisent pour se donner une image de victime, toujours selon l'agence Mehr. M. Ahmadinejad avait affirmé que les soutiens du candidat Moussavi, en particulier les fils de M. Rafsandjani, ont bénéficié par le passé de privilèges financiers.
Soudan
Le gouvernement doit arrêter Béchir, selon le procureur de la CPI
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a appelé hier le gouvernement du Soudan à arrêter le président soudanais Omar Béchir, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour. « Le mandat d'arrêt concernant le président Béchir a été envoyé aux autorités soudanaises. Le gouvernement du Soudan a la responsabilité de l'arrêter. Son obligation découle de la Charte des Nations unies et de la résolution 1593 du Conseil de sécurité », a déclaré M. Moreno-Ocampo devant le Conseil. La résolution 1593, de mars 2005, est celle qui avait référé à la CPI la situation au Darfour. Le texte fondateur de la CPI permet une telle décision, la juridiction de la CPI pouvant s'étendre à un État qui n'est pas partie prenante du statut, comme le Soudan, si le Conseil de sécurité l'en charge.

