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Liban

L’hommage rendu à Samir Kassir

Quatre ans déjà sans la voix, le sourire, l'ironie, la plume incisive de Samir Kassir. Pourtant, Samir Kassir, sa pensée, son héritage intellectuel, sa passion pour la Ville, Beyrouth, et ses Lumières, celle du pluralisme, du respect de l'autre et de la lutte pour la paix et la modernité n'auront jamais été aussi présents. Ses éditoriaux restent, quatre ans plus tard, d'une brûlante actualité. Le « Communiqué du rêve » ou « Soldats contre qui ? » par exemple, deux dénonciations sans appel des excès de l'ancien régime sécuritaire libano-syrien, dont les affreux symboles recherchent aujourd'hui, vainement, une rédemption on ne peut plus fallacieuse en rêvant d'une prochaine reconversion, d'un prochain retour au pouvoir. Ou encore « Le retour du père prodigue », paru au lendemain du retour à Beyrouth du général Michel Aoun, et qui commence par ces mots : « Le général Aoun, qui est de retour, n'a en rien changé, il s'agit du Aoun qui juge les autres et qui ne tolère pas la critique. » Et que dire de « La frustration n'est pas une fatalité » ou encore d'« Intifada dans l'intifada », parmi tant d'autres éditoriaux devenus autant de sources d'inspiration pour les générations à venir, sur la volonté de poursuivre le rêve du printemps de Beyrouth jusqu'aux confins du monde arabe, par-delà l'incurie de la classe politique et la menace imminente des barbaries de proximité, à l'intérieur comme à l'extérieur ?
Samir Kassir est, sera toujours plus que jamais d'actualité. C'est bien pour cela que ses compagnons et ses parents se sont rassemblés hier, comme chaque année, devant sa sépulture, pour renouveler une fois de plus leur fidélité à son combat et à sa mémoire. Un office a également été célébré en l'église Mar Mitr, en présence notamment du ministre de l'Information, Tarek Mitri, des députés Élias Atallah et Marwan Hamadé, et de beaucoup d'amis et d'anciens élèves.

Quatre ans déjà sans la voix, le sourire, l'ironie, la plume incisive de Samir Kassir. Pourtant, Samir Kassir, sa pensée, son héritage intellectuel, sa passion pour la Ville, Beyrouth, et ses Lumières, celle du pluralisme, du respect de l'autre et de la lutte pour la paix et la modernité n'auront jamais été aussi présents. Ses éditoriaux restent, quatre ans plus tard, d'une brûlante actualité. Le « Communiqué du rêve » ou « Soldats contre qui ? » par exemple, deux dénonciations sans appel des excès de l'ancien régime sécuritaire libano-syrien, dont les affreux symboles recherchent aujourd'hui, vainement, une rédemption on ne peut plus fallacieuse en rêvant...
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