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Liban

Nasrallah juge « très, très dangereux » l’article du « Spiegel »

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a qualifié lundi l'article de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel impliquant son mouvement dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri de « très, très, très dangereux », estimant qu'Israël en était à l'origine.
« L'article de Der Spiegel est très, très, très dangereux. Il ne s'agit pas d'une simple information de presse que nous n'allons pas commenter », a déclaré le chef du Hezbollah au cours d'un rassemblement à l'occasion du 9e anniversaire du retrait israélien du Liban-Sud, en 2000.
« Israël a d'ores et déjà accusé (le Hezbollah), prononcé la sentence et prévenu que si la communauté internationale n'agissait pas contre le Hezbollah, c'est lui qui se chargerait de punir le Hezbollah et son chef », a souligné Hassan Nasrallah.
« Il s'agit d'une accusation israélienne à l'encontre du Hezbollah et nous allons traiter ces accusations comme telles », a-t-il prévenu sans donner plus d'explications.
« Quand Rafic Hariri a été assassiné, beaucoup ont essayé de provoquer une guerre entre sunnites et chiites au Liban. Ce nouveau complot vise à créer la dissension dans notre pays », a-t-il par ailleurs affirmé.
« Que dit Der Spiegel ? Que vous, sunnites, que vous soyez partisans du martyr Rafic Hariri ou pas, devez savoir que ceux qui ont assassiné votre leader, ce sont les chiites et le Hezbollah en particulier, et que votre vengeance et votre guerre doivent donc être dirigées contre eux », a-t-il martelé. « Celui qui endosse ces accusations endosse, de ce fait, les accusations israéliennes », a-t-il mis en garde.
Hassan Nasrallah a également accusé les États-Unis et Israël de vouloir « torpiller » les législatives cruciales qui se tiendront au Liban le 7 juin et que le parti de Dieu pourrait bien remporter.

Un « jour glorieux »...
Par ailleurs, le chef du Hezbollah s'est expliqué sur une expression jugée profondément choquante par la communauté sunnite, dans laquelle, au cours d'un récent discours, il avait considéré que la journée du 7 juin avait été « un des jours glorieux de la Résistance ».
« J'accepte aussi, sur les conseils du président Hoss et de certains frères au sein de l'opposition, que ce jour était un jour douloureux, un jour de tristesse qui a laissé des sentiments d'amertume dans les cœurs des Libanais. Mais c'est que la Résistance, qui avait fait la fierté et l'honneur du Liban et de sa capitale, avait été laissée seule à défendre sa présence, ses armes et sa dignité », a-t-il dit.
Selon Hassan Nasrallah, l'action armée du parti ce jour-là avait servi à étouffer dans l'œuf une discorde entre sunnites et chiites. « Que les habitants de Beyrouth m'écoutent bien, a-t-il dit, des sociétés de sécurité présentées comme des sociétés de gardiennage se formaient, et leurs éléments étaient entraînés dans certains pays arabes. »
Le numéro un du Hezbollah a conseillé aux Libanais de « demander à M. Saad Hariri ce que faisaient ces bureaux et pour quelles raisons des milliers d'éléments armés étaient venus vers Beyrouth, et si le sit-in du centre-ville exigeait que des milliers d'éléments armés soient acheminés du Nord et de la Békaa ». Selon lui, « un plan militaire » avait été mis en place pour déclencher une guerre de rue et de barricades à Beyrouth.
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a qualifié lundi l'article de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel impliquant son mouvement dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri de « très, très, très dangereux », estimant qu'Israël en était à l'origine.« L'article de Der Spiegel est très, très, très dangereux. Il ne s'agit pas d'une simple information de presse que nous n'allons pas commenter », a déclaré le chef du Hezbollah au cours d'un rassemblement à l'occasion du 9e anniversaire du retrait israélien du Liban-Sud, en 2000.« Israël a d'ores et déjà accusé (le Hezbollah), prononcé la sentence et...
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