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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Du rouleau compresseur à la ferme

 

Alors que les grands titres de la campagne législative parlaient de  bus à bord duquel tout le monde pouvait embarquer, pour ensuite évoluer vers le rouleau compresseur pour trier nos chers candidats  selon leur haut degré de soumission totale au chef tribal ou politique, nous revoilà soudain - et probablement par
nostalgie du siècle
dernier -, nous voilà ramenés à  la ferme. Du centre, certains attendent ainsi le 7 juin afin de quitter le cocon de l'accord de Doha pour l'accord de Taëf. Du Kesrouan et du Metn, ce sont les caquètements de poules autour de leur coq  qui attendent l'heure du lever et du coucher. Un peu plus haut au Nord, c'est le loup qui guette le déroulement de cette lourde machine, sous l'œil  voisin du grand lion. Un peu plus bas au Sud, un grand nombre de candidats  font  patte de velours, cachant  leurs griffes en  attendant la date fatidique. Dans la Békaa, certains « moukhtars » influents guideront leurs moutons de Panurge vers les bureaux de vote. Dans la capitale enfin, c'est le jeu du chat et de la souris, et tout se jouera probablement dans le dernier quart d'heure. Ainsi on aura à l'aube du 8 juin un nouveau Parlement avec deux ou trois chefs de file entourés de perroquets ou de siffleurs qui interpréteront ou chanteront mal pour communiquer avec leurs électeurs, mais ne  pourront certainement pas, et pour les quatre ans, émettre un avis personnel. Triste pays...

Antoine SABBAGHA

Nous avons rêvé

 

Un enfant interpelle son père :
Papa, papa, tu l'as entendu dans la nuit ? Il a dit qu'il n'y a pas un Liban prosyrien et iranien face à un Liban proaméricain et israélien, mais le Liban. Puis il a poursuivi : «  Il n'y a pas de Liban chrétien, musulman et druze, mais le Liban uni. »
Son père l'interrompt : «  Oui, je l'ai entendu, "hayété", il y a trente ans. Il concluait même ses discours par : "Il ne peut y avoir d'Israël sans Palestine." »

Sabyl GHOUSSOUB

 

Majorité qui réfléchit

 

En lisant les très crédibles commentateurs de L'Orient-Le Jour, tout lecteur sensé peut facilement tirer la conclusion adéquate et regarder en  direction d'un Liban libanais.
Durant la campagne présidentielle américaine de 1956 qui opposait Dwight Eisenhower à Adlai Stevenson (un grand intellectuel) et lors d'un rally électoral organisé par ce dernier, un pro se serait
écrié : « Cher Adlai, vous aurez les voix de tous les Américains qui
réfléchissent. » Il s'était attiré cette réponse de l'intéressé : « Ce n'est pas suffisant, j'ai besoin d'une majorité. »
De quel côté se trouvera notre majorité le 7 juin ?

Paul HADDAD

Du rouleau compresseur à la ferme
 
Alors que les grands titres de la campagne législative parlaient de  bus à bord duquel tout le monde pouvait embarquer, pour ensuite évoluer vers le rouleau compresseur pour trier nos chers candidats  selon leur haut degré de soumission totale au chef tribal ou politique, nous revoilà soudain - et probablement parnostalgie du siècledernier -, nous voilà ramenés à  la ferme. Du centre, certains attendent ainsi le 7 juin afin de quitter le cocon de l'accord de Doha pour l'accord de Taëf. Du Kesrouan et du Metn, ce sont les caquètements de poules autour de leur coq  qui attendent l'heure du lever et du coucher. Un peu plus haut au Nord, c'est le loup qui guette le déroulement de cette lourde...
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