Au sujet des événements du 7 mai 2008, Kassem a déclaré que certains à cette époque étaient « porteurs d'un projet de discorde et de guerre civile ». Selon lui, par son opération, le Hezbollah a mis en échec ce plan, et ce qu'il faut retenir, c'est que, sans le 7 mai, l'accord de Doha, qui consacre une participation au pouvoir de toutes les parties, n'aurait pas vu le jour. À ce propos, cheikh Kassem a affirmé que le Hezbollah respecte l'accord conclu à Doha pour la seconde circonscription de Beyrouth, qui prévoit un siège sunnite et un siège arménien à la majorité, et un siège chiite et un autre arménien à l'opposition.
Évoquant la bataille électorale à Jezzine, il a estimé que la formation de deux listes de l'opposition peut se transformer en avantage pour elle si la campagne est bien menée et se fait dans la coordination entre les parties concernées.
Au sujet du démantèlement de plusieurs réseaux d'espionnage pour le compte d'Israël, cheikh Kassem a déclaré que c'est là la preuve que les plans israéliens contre le Liban se poursuivent. « La menace israélienne est toujours très grave et la vigilance est de mise. Cette menace doit rester en tête de nos priorités », a-t-il précisé.
Interrogé sur la libération des quatre généraux, cheikh Kassem a rappelé que depuis le début, le Hezbollah a dénoncé l'injustice qui frappait ces officiers. Il en a même fait une des causes qu'il défend et il est donc normal qu'il cherche à les entourer maintenant qu'ils sont libres. Selon lui, par sa décision, le juge de mise en état a corroboré la thèse du Hezbollah et brisé le « tissu de mensonges » qui a entouré cette affaire au cours des quatre dernières années. Il a rappelé que les accusations politiques sont très dangereuses pour le Liban, car elles dirigent l'opinion publique sans être fondées sur des éléments concrets. Il a ainsi critiqué certains leaders du 14 Mars « qui lancent des accusations politiques dans des buts électoraux sans tenir compte du mal qu'ils font ainsi à la justice ». Il a enfin précisé que le Hezbollah appelle à une enquête au sein du corps judiciaire libanais, mais qu'il n'émet pas de jugements préconçus.


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