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Liban

Aoun : Les quatres généraux ne sont pas responsables, mais leurs ministres

À l'issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire, le général Michel Aoun a répondu aux questions des journalistes. Il a évidemment évoqué la libération des quatre généraux, estimant que le CPL aborde cette question sous l'angle juridique et judiciaire et non pas pour des raisons personnelles. Il a déclaré que depuis le début, l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri n'a pas été à la hauteur de l'attente des citoyens, ni responsable. Selon lui, cette enquête avait pour but de lancer des accusations contre la Syrie à tort, sans mener de véritables investigations. Il a ajouté que Mohammad Zouhair Siddiq doit être réclamé par le Liban et entendu par les autorités judiciaires, car il pourrait faire des révélations importantes sur cet assassinat. Il s'est demandé aussi pourquoi le juge d'instruction Élias Eid a été dessaisi du dossier. Aoun a déclaré que le corps judiciaire libanais n'est pas au mieux de sa forme et, selon lui, il faut rectifier le tir et appliquer la loi. Selon lui, on ne peut procéder à une arrestation de longue durée sans avoir des preuves ou des présomptions claires mettant en cause les personnes arrêtées.
Aoun a également affirmé que l'absence de preuves dans le dossier de l'assassinat de Rafic Hariri dénote soit la politisation de l'affaire, soit une incompréhension des détails des enquêtes.
Le général Aoun a déclaré qu'on ne peut pas faire assumer aux quatre généraux la responsabilité de la période de tutelle, rappelant qu'ils dépendaient des ministères de la Défense et de l'Intérieur, et que ce sont ces ministres-là qui assument la responsabilité.
Le chef du CPL a affirmé qu'il n'acceptera pas que l'affaire de la longue détention des quatre généraux soit étouffée par le Conseil supérieur de la magistrature, et l'assainissement de la justice doit être une opération globale.

Jezzine
Abordant la question de Jezzine, le général Aoun a déclaré qu'il n'avait aucune angoisse sur le sujet et que le CPL pourrait se faire représenter par un candidat chiite dans la circonscription de Baabda. Il a aussi affirmé qu'il n'y avait aucun problème entre Farès Boueiz et Nehmetallah Abi Nasr au Kesrouan, démentant ainsi les rumeurs selon lesquelles il pourrait prendre sur sa liste l'un au détriment de l'autre.
Aoun a ensuite longuement développé la question des menaces qui auraient été adressées à certains chefs de municipalité et fonctionnaires au Metn. Il a invité toute personne recevant des menaces par téléphone à enregistrer la conversation et ensuite à le laisser agir.
« Libérez vos esprits pour vous débarrasser de la peur », a répété à plusieurs reprises le général Aoun en s'adressant aux Libanais. Il a rappelé que ceux qui adressent les menaces aux chefs des municipalités et aux fonctionnaires devront doublement rendre compte, d'abord à la justice, et ensuite au peuple à travers les élections. Aoun a encore affirmé que certains chefs de municipalité se comportent comme des responsables de machines électorales. Il a demandé au ministre de l'Intérieur d'agir, car lui-même ne compte pas se taire sur la moindre infraction.
Il a enfin promis à ses partisans que le 8 juin, la situation actuelle devra changer.
À l'issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire, le général Michel Aoun a répondu aux questions des journalistes. Il a évidemment évoqué la libération des quatre généraux, estimant que le CPL aborde cette question sous l'angle juridique et judiciaire et non pas pour des raisons personnelles. Il a déclaré que depuis le début, l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri n'a pas été à la hauteur de l'attente des citoyens, ni responsable. Selon lui, cette enquête avait pour but de lancer des accusations contre la Syrie à tort, sans mener de véritables investigations. Il a ajouté que Mohammad Zouhair Siddiq doit être réclamé par le Liban et entendu par les...
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