M. Assaad a tenu hier une conférence de presse axée sur les attaques dont ses partisans ont été victimes dans certains secteurs du Liban-Sud. « Ce qui se passe, a-t-il indiqué d'emblée, prouve à tous ceux qui restent encore optimistes que les propos relatifs à l'organisation des élections dans un climat démocratique sont seulement de la poudre aux yeux. »
Il s'est attardé dans ce cadre sur la situation dans les régions sous l'influence du Hezbollah, accusant ce dernier de « faire en sorte que le scrutin se déroule dans les zones qu'il contrôle, sur le modèle syrien ou iranien ». M. Assaad a ensuite estimé que les attaques dont il a accusé le Hezbollah « sont une preuve de la confusion de la partie adverse ». « Il est évident, a-t-il expliqué, que le Hezbollah redoute les résultats des élections et emploie ce procédé pour intimider les électeurs et les pousser à ne pas sortir de chez eux le 7 juin afin qu'ils ne votent pas pour Ahmad el-Assaad. »
Il s'en est pris aussi à l'État, considérant que « la majorité des responsables n'accomplissent pas le minimum de leur devoir afin d'assurer aux électeurs leurs droits les plus élémentaires ». Même s'il a rendu hommage au ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, « qui travaille selon ce que lui dicte sa conscience et conformément aux lois », il a estimé que ce dernier ne peut rien entreprendre seul et que « la majorité des autres responsables de l'État suivent les ordres du Hezbollah ».
M. Assaad s'en est ensuite pris au parquet « qui détient depuis des mois les noms d'un grand nombre des agresseurs de nos partisans, pour la plupart membres du Hezbollah ». Il a dénoncé dans ce cadre d'« une décision au sein du parquet de ne pas ouvrir ce dossier ».
Le chef de l'Option libanaise a souligné sa détermination à aller de l'avant dans sa campagne électorale « même si le Hezbollah est devenu une nouvelle force d'occupation ».


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